mercredi 9 août 2017

La Mort Devant Soi, tome 1: La Fureur de l'Aube


La Mort Devant Soi,
tome 1: La Fureur de l'Aube
Auteure: Ophélie Curado
Editeur: Auto-édité
Nombre de pages: 489

* Quatrième de Couverture *

Juillet 1977, au Sud des Etats-Unis. Mélina Flores est une belle trentenaire travaillant depuis l'enfance dans la ferme laissée par ses parents, au Texas. Elle n'a jamais quitté l'Etat, ni même été plus loin que le bout de paysage en face de sa fenêtre, prisonnière de ce désert texan dans lequel elle comptait passer le restant de ses jours. Des jours éreintants et futiles, minable serveuse n'espérant rien, comme si Mélina avait toute la vie devant elle. Tout la vie devant elle...
Mais son destin bascule le jour où l'on vient lui annoncer qu'il ne lui reste plus qu'une semaine à vivre et qu'il lui faudra payer une somme de plus en plus élevée en fonction des renseignements qu'elle souhaite obtenir sur les circonstances exactes de sa mort. Malgré les premières appréhensions, Mélina constate bien vite que ce n'est pas une plaisanterie et que les deux hommes qui viennent de frapper à sa porte sont prêts à tout pour servir le Destin, ce Destin auquel personne ne peut échapper.
Commence alors pour elle une effroyable et palpitante course contre la montre. Elle éprouvera en une semaine, ce que l'on vit dans toute une existence. Entre les douleurs de l'amour, l'amitié qui trahit, le sexe débauché, l'alcool facile et les petits bouts de rêves qui flottent au-dessus des dollars et du sang. Il lui faudra donc apprendre le prix de la vie, la saveur que cette dernière peut offrir à ceux qui savent s'en délecter et ce, avant qu'il ne soit trop tard...
 
* Mon Avis *

Lecteurs/lectrices avertis/es, amateurs/amatrices de jolis mots: ce roman est fait pour vous !

Vivant seule depuis onze ans dans la ferme où ses parents ont perdus la vie, Mélina reçoit un jour la visite de deux hommes très étranges au teint cadavérique: se disant de la SAM, la Société de l'Annonce de Mort, ils lui apprennent qu'il ne lui reste plus qu'une semaine à vivre, sans lui donner plus d'informations. Décontenancée, Mélina apprend que si elle souhaite connaître les détails de sa fin inopinée, il lui faudra payer de plus en plus cher. Le jour même, Marshall Sawyer, bandit de grand chemin, tombe en panne devant sa maison. La jeune femme, immédiatement sous le charme de ce rustre aux allures de cow-boy, le recueille pour la nuit et se confie à lui, qui semble déjà en savoir long sur la SAM. Comprenant que toute cette histoire n'est pas le fruit d'une mauvaise blague, Mélina est encore plus déboussolée quand, au petit matin, elle se rend compte que Marshall s'est volatilisé en lui volant sa voiture au passage. La jeune femme décide alors de quitter cette maison, dont elle s'est faite prisonnière si longtemps, et embarque dans la première voiture qui se présente sur la route: celle de Lou, jeune femme pleine de vie fuyant un compagnon violent, dont elle se fait tout de suite une amie. Mélina est alors loin de se douter qu'elle va recroiser la route de Marshall et que de bien singulières et éprouvantes aventures les attendent.

Je me souviens m'être dit, au cours de ma lecture: "ce roman est indescriptible, comment vais-je faire pour écrire mon avis ?!". Aussi, vais-je tenter d'aller à l'essentiel, en toute impartialité.
Dès les premières lignes, j'ai été frappée par la plume si particulière d'Ophélie Curado. Pour les lecteurs qui ne connaissent pas l'auteure et son "Coin Littéraire" ainsi que son "Journal des Lettres", respectivement magazine et journal littéraires, l'on comprend vite qu'elle est habitée par un certain Savoir des mots; sa lecture de classiques se ressent sensiblement dans chacune de ses phrases et j'ai retrouvé par moments un style similaire à Jack Kerouac. Elle établit son univers en détaillant à profusion l'environnement d'un désert Texan suffoquant (on s'y croirait !), les différentes scènes, et le ressenti des personnages. Une telle précision est parfois déroutante - je pense notamment à la palette de couleurs bien définies qui nous est proposée -, mais au moins le lecteur ne se plaindra pas de ne pas parvenir à visualiser le milieu dans lequel évoluent les protagonistes. Concernant ces derniers, j'ai été assez étonnée d'apprécier un héros tel que Marshall: ce vagabond aux moeurs légères braque des supérettes pour le plaisir de voler et de narguer la police et a un comportement plutôt misogyne... et pourtant je l'ai bien aimé ! Son histoire m'a touchée et j'ai compris sa manière de penser. Dernier point que je n'ai su reproduire avec Mélina, malheureusement. Je n'ai pas profité pleinement de ma lecture car j'ai eu du mal avec cette héroïne que j'ai trouvée naïve et enfantine (comme le répète Marshall à plusieurs reprises). Je ne partage pas la même vision de la vie et n'ai pas le même rapport face à la mort qu'elle, il m'a donc été compliquée de la comprendre. Il y a sans doute aussi le fait que ce road-trip se déroule sur peu de jours, cela donne comme résultat qu'elle paraît avoir des sentiments un peu exacerbés, qui se forgent trop rapidement. Ceci dit, j'ai trouvé agréable que la jeune femme finisse par se fixer un but, même si cela arrive tardivement, car l'aventure prend enfin tout son sens.

L'attrait de ce roman est indubitablement son idée de base: une société sachant prévenir les êtres humains de leur mort prochaine et profitant de la peur engendrée pour leur extorquer de l'argent. Cette question apporte son lot de raisonnements philosophiques et pousse forcément le lecteur à se demander ce qu'il ferait dans un cas semblable: paierait-il les hommes de la SAM pour avoir des informations sur sa mort afin de l'éviter, de l'empêcher, de la repousser à plus tard ? Ou au contraire laisserait-il faire le Destin ?

En somme, même si j'ai trouvé que tout allait un peu trop vite tout en notant des longueurs (oui, j'aime les paradoxes ! ^^), j'ai bien aimé ce roman aux beaux paysages qui nous laisse avec de nombreux questionnements sur la suite.
 
* Parlons Couverture *

Cette longue route noire ! J'ai furieusement envie de la parcourir (même si je redoute la chaleur qu'il doit y faire) ! La photo de cette couverture est très belle, la couleur du paysage magnifique, et l'on remarque en-dessous le bandeau rouge mentionnant que cette histoire a reçu le Wattys Award du "Premier Récit" en 2016, sur Wattpad. Félicitations à l'auteure ! Je me souviens par contre avoir été embrouillée par la citation "I Just Ride", la première fois que j'ai vu cette couverture, car j'ai cru qu'elle correspondait au titre de l'ouvrage; il aurait été sans doute mieux qu'elle soit remplacée par le nom de l'auteure et le "vrai" titre du livre, le bandeau blanc n'étant pas très esthétique.



Citation:

* De tout façon, l'espoir, c'est toujours quelque chose de fou, sinon ça ne vaut pas le coup...



Suzy B.

   

2 commentaires:

  1. Un livre qui me tente beaucoup ! Et ton avis me donne encore plus envie.

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    Réponses
    1. Je vous remercie pour votre enthousiasme ! <3 Je suis ravie que le travail sérieux de Suzy Bess vous ai donné envie de lire mon roman. Il est disponible sur Amazon, en e-book et papier (fautes d'éditeurs pour le moment). J'espère que votre lecture vous plaira. Bonne continuation, merci beaucoup et à bientôt !

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