lundi 21 novembre 2016

Harry Potter et l'Enfant Maudit


Harry Potter et l'Enfant Maudit
Auteurs: J.K. Rowling, John Tiffany, Jack Thorne
Editeur: Gallimard
Traduit de l'anglais pas: Jean-François Ménard
Nombre de pages: 352

Quatrième de Couverture

La huitième histoire. Dix-neuf ans plus tard.

Être Harry Potter n'a jamais été facile et ne l'est pas davantage depuis qu'il travaille au coeur des secrets du Ministère de la Magie. Marié et père de trois enfants, Harry se débat avec un passé qui refuse de le laisser en paix, tandis que son fils Albus affronte le poids d'un héritage familial dont il n'a jamais voulu. Quand passé et présent s'entremêlent dangereusement, père et fils se retrouvent face à une dure vérité: les ténèbres surviennent parfois des endroits les plus inattendus.
  
Mon Avis

Rarement l'édition imprimée d'une pièce de théâtre n'aura été tant attendue que celle de "Harry Potter et l'Enfant Maudit".

L'intrigue se concentre sur l'existence d'Albus Severus Potter, second fils de Harry et Ginny. A son entrée à Poudlard, il est loin de l'existence rêvée à laquelle il s'attendait et, plus les années s'écoulent, plus il ressent pour son père une rancoeur grandissante. En effet, la célébrité de ce dernier (en rapport avec son douloureux passé) fait peser sur les épaules d'Albus un poids bien difficile à porter, surtout que le garçon est réservé et peu enclin à se confier aux autres. Mais c'est un évènement précis qui va être à l'origine de l'aventure relatée dans ce roman: un Retourneur de Temps a été retrouvé, alors qu'ils étaient censés avoir tous été détruits. Amos Diggory apprenant la nouvelle demande que l'on retourne dans le passé pour sauver son fils Cédric de son funeste destin, mais le Ministère connaît bien trop les dangers d'interférer avec le temps pour accéder à cette demande. Albus, ayant entendu la décision, va tout faire pour réparer lui-même l'erreur et tenter de sauver Cédric Diggory, accompagné de son fidèle et unique ami: Scorpius Malefoy.

J'attendais avec impatience de découvrir cette fameuse huitième histoire et, finalement, je ne sais pas trop qu'en penser... Nous ne sommes pas dépaysés car nous avons affaire à des lieux que nous connaissons bien: le Poudlard Express, différents lieux de l'école, ou encore le Ministère de la Magie; l'esprit reste aussi le même que dans la saga et la magie est présente comme une évidence. Je suis d'ailleurs curieuse de savoir comment les scènes magiques ont été transposées sur scène, ça doit être un très joli spectacle. Ce qui me laisse dubitative, en fait, outre les incohérences rencontrées dès les premières pages et les situations incongrues, ce sont les répétitions, cette impression d'avoir du déjà-vu, que tout recommence: une infiltration au Ministère de la Magie à l'aide de Polynectar, la menace des Ténèbres qui plane (même si elle n'est jamais clairement identifiée), et, forcément, les retours intempestifs dans le passé... Car le principe de l'intrigue repose sur les voyages dans le temps, nous sommes transportés au coeur d'évènements que nous connaissons bien. Ceci dit, c'est l'attraction principale du récit et cela est captivant: visualiser ces actions sous un autre angle est intéressant. Chacune des scènes est intrigante et m'a donné envie d'aller au bout de l'histoire, mais je ne pense pas que cette nouvelle histoire soit indispensable.
J'ai l'habitude de lire des pièces, aussi le style théâtral ne m'a pas gênée, mais il y a forcément un temps d'acclimatation et je pense que certains lecteurs ne se feront pas à cette structure. De plus, cela ôte une certaine profondeur aux personnages, dont j'ai eu du mal à voir l'évolution pour certains. A contrario, l'amitié entre Albus et Scorpius est touchante, on ressent immédiatement la force de leur attachement. En parlant de lui, le fils de Drago est LA bonne surprise de ce roman. Lui aussi est cerné par la réputation de son père mais il en est bien différent, j'ai aimé ses faiblesses et je trouve qu'il dégage un charisme fort, j'ai apprécié son importance dans le récit. Les relations père/fils sont laborieuses, mais on parvient à comprendre la complexité de leurs échanges. Quant à l'explication concernant les origines de Delphi, une nouvelle protagoniste, je ne suis pas, mais alors absolument pas convaincue !

Du bon et du moins bon, donc un avis mitigé pour cette histoire qui n'est pas essentielle mais que je suis tout de même heureuse d'avoir lu, car j'y ai retrouvé l'univers que j'aime.




Citation:

* Il n'existe pas de réponse parfaite dans ce monde d'émotions et de désordre. La perfection est hors de portée de l'espèce humaine, hors de portée d ela magie. Dans chaque instant de bonheur, il y a cette goutte de poison: la conscience que la douleur reviendra. Pour un humain, souffrir, c'est comme respirer.
Suzy Bess.

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