lundi 20 juin 2016

Le Voleur d'Ombres

 
Le Voleur d'Ombres
 
Auteur:Marc Levy
Editeur: Pocket
Nombre de pages: 293
 
Quatrième de Couverture
 
Et si l'adulte que vous êtes devenu rencontrait l'enfant que vous étiez ?
 
Enfant, il vole les ombres de ceux qu'il croise... et chacune de ces ombres lui confie un secret.
Malgré lui, il entend les rêves, les espoirs et les chagrins de ceux qu'il aime. Que faire de cet étrange pouvoir...?
Quelques années plus tard, le "voleur d'ombres" est devenu étudiant en médecine... Est-il encore capable de deviner ce qui pourrait rendre heureux ses proches, comme Sophie avec laquelle il étudie la médecine, ou Luc, son meilleur ami, qui voudrait changer de vie ?
Et lui, sait-il où le bonheur l'attend ?
Amour d'une mère. Inoubliable premier amour. Amour qui s'achève... Amitié longue comme la vie... Le Voleur d'Ombres est une histoire d'amour au pluriel.
 
Mon Avis
 
Avec Le Voleur d'Ombres, Marc Levy nous offre la vie d'un homme.
 
C'est l'histoire d'un enfant que nous découvrons tout d'abord. Intégrant une nouvelle école sans y connaître qui que ce soit et se faisant, dès le premier jour, un ennemi sans l'avoir voulu, il va découvrir qu'il possède une faculté très étrange: échanger son ombre avec celle d'une autre personne, et découvrir par ce biais les secrets enfouis dans le cœur des gens. Il va connaître quelques expériences d'échange qui vont l'aider à grandir. Devenu adulte, ce futur médecin a l'occasion de réitérer le phénomène tout en continuant de vivre sa vie, passant parfois à côté de l'essentiel.
 
Le résumé le dit parfaitement, ce livre relate une histoire d'amour au pluriel.
C'est la première fois que je lis un roman dont le prénom du héros est tu. Cela aurait pu être gênant: il n'en est rien ! Marc Levy écrit d'une telle manière que je me suis rendue compte de ce fait seulement en refermant le livre, à la fin de ma lecture !
Le personnage principal (dont on ne connaît pas le nom, donc) est cerné d'émotions; il ressent le malheur des autres grâce ou à cause des ombres qu'il chevauche, malheur qui s'ajoute à son propre sentiment d'abandon. Mais il est aussi entouré de différents amours: celui que sa mère lui porte, l'amitié qui lui est donnée, l'amour qu'il croit ressentir, celui qu'il se plaît à imaginer, celui qu'il ressent vraiment... C'est vraiment une jolie histoire, touchante, aux accents poétiques et que l'on suit paisiblement.
Ce roman est scindé en deux parties: la première étant consacrée à l'enfant; la seconde à l'adulte qu'il devient. Il y a alors deux formes de narrations, une plus innocente que j'ai ressentie pleine de tendresse infantile, tandis que j'ai trouvée la seconde, plus humaine et moins fantasque, moins attractive. Certains passages m'ont parfois semblés étranges dans cette deuxième partie, ceux où le héros se met à tutoyer la personne à qui il pense sur le moment sans changement progressif par rapport à la narration globale. J'ai eu du mal à m'y adapter.
 
Mais, dans l'ensemble, même si je n'ai pas été transportée, j'ai bien aimé ce roman beau et touchant. Une lecture agréable, à découvrir en toute tranquillité.
 
 
(jeu d'ombres, photo trouvée sur Wehartit)
 
 
Citations:
 
* Dès que j'ai rencontré Cléa, j'ai su que plus rien ne serait comme avant. Le jour de la rentrée, les copains seraient verts de jalousie en apprenant que j'avais une amie sourde-muette, je me réjouissais de voir la tête que ferait Elisabeth.
Cléa dessin des mots dans l'air, de la poésie atmosphérique. Elisabeth ne lui arrive pas à la cheville. Mon père disait qu'il ne faut jamais comparer les gens, chaque personne est différente, l'important est de trouver la différence qui vous convient le mieux. Cléa était ma différence.
 
* Il est des petites choses que l'on laisse derrière soi, des moments de vie ancrés dans la poussière du temps. On peut tenter de les ignorer, mais ces petits riens mis bout à bout forment une chaîne qui vous raccroche au passé.
 
* " [...] à force de vouloir nous faire vivre plus longtemps, c'est le goût de vivre qu'ils vont nous enlever, tous ces savants qui pensent à notre place.
 
* - Je croyais voir des choses invisibles aux yeux des autres, j'étais encore plus aveugle qu'eux.
 
 
 
Suzy B.
 


2 commentaires:

  1. j'ai du lire un ou deux Marc Levy mais il a du mal à se renouveler donc je n'en lis plus. Mais le résumé est intéressant.

    Sinon Dans Fight Club (livre et film), on ne connait pas non plus le prénom du personnage principal (bon, sauf dans Fight Club 2...)

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    1. Ah je ne savais pas pour "Fight Club" ! Merci pour l'info. ;)

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