samedi 31 octobre 2015

Lettres à ma Mère

 
 
Lettres à ma Mère
Présenté par: Didier Lett
Editeur: Le Robert
Nombre de pages: 128
 
Je remercie les éditions Le Robert pour l'envoi de cet ouvrage
dans le cadre de l'opération Masse Critique de Babelio.
 
Résumé
 
 Petite histoire des relations maternelles et filiales à travers la correspondance de personnages célèbres ou anonymes présentée par Didier Lett. De Charles Baudelaire à Gérard Depardieu, en passant par Paul Éluard, Le Corbusier ou encore Marie Trintignant...
 
Mon Avis Coup de Coeur
 
J'espérais, en recevant cet ouvrage, être émue, touchée, attendrie. C'est complètement réussi ! Ce recueil de lettres est d'une beauté incroyable ! Dommage qu'il soit si court.
 
Compilés aux travers de plusieurs époques différentes - pré-XIXe, XIXe, XXe et XXIe siècles - on lit ces écrits de 22 personnes plus ou moins connues (selon les circonstances) et l'on découvre, en quelques sortes, leur intimité, car elles se livrent à cœur ouvert (d'où la couverture bien choisie) à leurs enfants ou à leurs mères. Les lettres, courtes, sont pleines d'une tendresse parfois très enfantine, c'est vraiment beau. J'ai été très émue par ces messages par moments bouleversants: lettres banales de tous les jours, correspondances hétéroclites, reproches, lettres d'adieux (ces dernières m'ont tirées de jolies larmes, notamment celles de Guy Môquet et de Jacques Dreyfus). J'ai également été profondément touchée par la lettre de Maurice Utrillo, qui ne parvient pas à parler normalement à sa mère lorsqu'elle lui fait face, mais qui lui écrit des mots sublimes; et celle de Gérard Depardieu, franche, drôle, et pleine d'amour.
Etonnament, je ne m'attendais pas à une telle profusion de doux mots, de surnoms affectueux, j'ai vraiment redécouvert ces personnalités sous un autre visage.
 
Vous l'aurez compris par ma profusion de louanges, c'est un véritable coup de cœur pour moi. Je conseille ce livre aux amoureux des belles lettres, des beaux mots et aux fleurs bleues (comme moi).
 
 
 
Citations:
 
* [...] c'est vous qui êtes le refuge, c'est vous qui savez tout, qui faites tout oublier et qu'on le veuille ou non, on se sent un tout petit garçon. [...] Je vous embrasse si tendrement. Votre grand fils, Antoine. (Antoine de Saint-Exupéry)
 
* Ma chère petite maman. Ce 6 octobre quarante ans après ma venue dans ce monde, je poirote dans une antichambre et je profite de l'instant inutilisé pour songer à l'auteur de mes jours et lui manifester par cette lettre ma gratitude. Il y a quarante ans, ce devait être une journée évidemment pénible: on appelle ça une délivrance. La maman fut délivrée, et un gueulard de première grandeur emplit la maison de ses clameurs. (Le Corbusier)
 
 
 
Suzy Bess.
 
 


4 commentaires:

  1. Réponses
    1. Il me tarde de savoir ce que tu en penseras. :)

      Supprimer
  2. Même si ce n'est pas le genre de lecture que je privilégie, ça doit être intéressant de découvrir une face plus "personnelle" de personnalités qu'on ne connait que par ses cours ou par la presse (ou par Wikipedia...)

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. En effet, j'ai été surprise de découvrir ce côté plus ou moins caché de ces personnalités.

      Supprimer