vendredi 29 mai 2015

La Couturière

 
 
La Couturière
Auteure: Frances de Pontes Peebles
Editeur: Editions Points
Traduit de l'anglais par: Martine Leroy-Battistelli
Nombre de pages: 856
 
Quatrième de Couverture
 
Emilia et Luzia, les sœurs orphelines, sont inséparables. Un jour, Luzia est enlevée par les Cangaceiros, de terribles bandits. Dans ce Brésil âpre et violent des années 1930, Emilia nourrit toujours un infime espoir: et si Luzia avait survécu ? Se cacherait-elle sous les traits de la Couturière, cette femme réputée impitoyable, devenue chef des mercenaires ?
 
Mon Avis
 
La Couturière, un surnom pour deux destins opposés mais liés à jamais.
Basé sur des faits réels, inspiré d'évènements qui ont changée l'histoire du Brésil, ce roman est sublime. Il nous conte l'histoire de deux sœurs, Emilia et Luzia, élevées par leur tante Sofia. La première n'a qu'un grand espoir pour sa vie future: devenir une Dona, une Dame de la ville, que l'on respecte pour ses valeurs et son intégrité; et pourquoi ne commencerait-elle pas par se marier à ce charmant Professeur Celio ? Quant à Luzia, elle s'est résignée à vivre une existence solitaire et ennuyeuse depuis l'accident qui lui a déformé le bras, lui a valu les railleries des habitants de leur petit village de Taquaritinga Do Norte et l'humiliant surnom de Victrola.
Lorsque des cangaceiros viennent les séparer, leur vision de la vie va changer et les découvertes vont se succéder. Emilia va devoir accepter le fait qu'elle se faisait une idée de la ville et des règles à y respecter différente de la réalité; Luzia va s'affirmer (presque) malgré elle afin de démontrer qu'elle n'a rien d'une incapable et, petit à petit, va se transformer jusqu'à ne plus savoir tester ses limites.
Certains passages "souvenirs" évoqués au présent, dans un récit également au présent, m'ont parfoit perdue et/ou troublée dans le cours de l'histoire, mais le tort fut toujours vite réparé.
La construction des chapitres (on découvre alternativement les deux sœurs) est efficace.
Frances de Pontes Peebles s'est appropriée un pan de l'histoire du Brésil et l'a modelé à son imagination, c'est une très belle découverte !
 
 
 
Citations:
 
* Néanmoins, dans ces contrées reculées, la vengeance était une chose sacrée. C'était un devoir, un honneur.
 
* " Vous êtes un peu comme un prêtre, dit le Faucon, puis voyant que le docteur faisait la grimace, il précisa: vous aussi, vous sauvez des vies.
- Mais non, Antônio. Les prêtres ne sauvent personne. Ils alimentent les peurs. Je me méfie des gens qui servent des maîtres invisibles. Moi je suis au service des corps. De ce qui est réel, tangible. De ce qui est certain.
- Rien n'est certain, répliqua le Faucon (...). Rien sauf la mort.
 
* Elle exerçait sur elles une sorte de fascination mêlée d'un peu de méfiance et de pitié, comme celle qu'on éprouve pour une bête sauvage dont on a fait un animal de compagnie, mais en qui on n'a pas totalement confiance.
 
* [...] Les mauvaises décisions donnent souvent lieu à des regrets et (...) les regrets ne se soignent pas.
 
 
 
 
Suzy Bess,
Le Toucher Des Pages.
 
 



4 commentaires:

  1. C'est un gros pavé dis donc lol mais quand c'est bien écrit on s'y fait :)

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  2. Le titre et la couverture ne me tentait pas trop, mais après voir vu le résumé et ta chronique qui sait...

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    1. Je comprend, en voyant la couverture je m'imaginais tout autre chose. Ne te fie pas trop à cet élément et au résumé, c'est vraiment intéressant. Par contre, si tu te laisse tenter, arme toi parfois de patience, car comme le dit Jiji juste au dessus: c'est un gros pavé ! ;)

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    2. Super ! Et c'est pas un problème j'adore les gros pavés moi ;-)

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