vendredi 28 avril 2017

La Valse Lente des Tortues


La Valse Lente des Tortues
Auteure: Katherine Pancol
Editeur: Le Livre de Poche
Nombre de pages: 753

Quatrième de Couverture

Ce livre est une bourrasque de vie...
Un baiser brûlant du seul qu'on ne doit pas embrasser.
Deux bras qui enlacent ou qui tuent.
Un homme inquiétant mais si charmant.
Une femme qui tremble et espère ardemment...
Un homme qui ment si savamment.
Une femme qui croit mener la danse, mais passe son tour.
Des adolescents plus avertis que les grands...
Un homme qui joue les revenants.
Un père, là-haut dans les étoiles, qui murmure à l'oreille de sa fille...
Un chien si laid qu'on s'écarte sur son passage.
Des personnages qui avancent obstinément,
comme de petites tortues entêtées qui apprendraient à danser
lentement, lentement, dans un monde trop rapide, trop violent...
 
Mon Avis

Cette suite des "Yeux Jaunes des Crocodiles" m'a moins séduite que son prédécesseur, néanmoins, le style de l'auteure me plaît toujours autant.

Joséphine Cortès vit bien des rebondissements dans sa vie autrefois si paisible: entre le succès de son livre lui rapportant beaucoup d'argent et lui ayant permit de déménager, l'éducation de ses filles pas toujours facile à gérer, son désir grandissant pour le seul homme qu'elle s'interdit d'aimer, le désespoir de sa soeur Iris, et j'en passe..., elle n'a pas un instant de répit. Ajoutons à cela une violente agression qui va la plonger dans la peur d'une menace constante, la réception de lettres inattendues la plongeant dans un doute désagréable, et les existences trépidantes mais pas toujours joyeuses d'un chapelet de personnages l'entourant, et nous avons un roman atypique et des retournements de situations à la pelle.

Dans la lignée du premier tome, "La Valse Lente des Tortues" nous propose de suivre les déambulations d'un, toujours, grand nombre de personnages. A ceux que l'on connait déjà s'ajoutent quelques uns qui ne m'ont pas forcément fait grand effet et dont je me serais facilement passé, mais certains d'entre eux vont jouer un rôle déterminant dans le dénouement de l'intrigue. Avec cet opus, l'auteure met en place une drôle d'enquête policière à la recherche d'un tueur en série. Si je n'ai pas trop goûté ce scénario - je préfère nettement les tranches de vies "classiques" du premier tome -, cela apporte parfois de la tension et, durant toute la lecture, le questionnement concernant l'identité du malfaiteur (et autant dire que Katherine Pancol aime à nous faire soupçonner tout un tas de personnes différentes !). Cependant, autre que cette histoire aux airs de polar, l'auteure va loin avec ce roman, puisqu'elle ajoute également une part de fantaisie et de magie vaudou à ses lignes; en effet, l'une des protagonistes se fait envoûter sous le coup d'une vengeance, et la précocité d'un enfant va être expliquée par son origine, disons, céleste... Bon, ce traitement - bien que joliment écrit (de plus, j'aime les sujets évoquant la réincarnation et/ou la magie) - m'a assez déçue. J'ai trouvé cela dommage, en fait, car j'aurai apprécié que l'histoire reste dans une réalité à laquelle tout lecteur peut s'identifier.
La psychologie des personnages m'a aussi un peu déstabilisée car elle est changeante: certains d'entre eux évoluent en bien et nous surprennent, d'autres que l'on pensait intouchables s'effondrent... Mais c'est surtout Joséphine que j'ai eu envie de secouer: elle s'est tellement affirmée depuis le début que l'on aimerait la voir continuer, ou du moins se stabiliser à cet état, mais il lui arrive parfois de retomber dans un comportement passé de soumission, où elle n'ose rien dire, et c'est assez exaspérant. Ceci dit, elle est une héroïne à laquelle je m'attache toujours facilement, attendrissante, et forte sans qu'elle s'en rende compte, je l'aime bien ! Dans "Les Yeux Jaunes des Crocodiles", j'ai détesté (mais, vraiment !) Hortense, ici je l'ai redécouverte et, même si je n'excuserai pas son attitude, j'ai appris à comprendre cette ambitieuse jeune fille: elle est très intelligente et son mental d'acier n'en est que plus admirable; c'est une évolution qui m'a enchantée !

Malgré quelques mauvais points que j'ai avancés et le temps qu'il m'a fallut pour lire ce roman (l'absence de chapitrage me perturbe, moi qui aime tant les chapitres !), ce qui m'a ennuyée, je ressors de cette lecture avec un bon souvenir général.
Katherine Pancol possède vraiment un style unique, vivant, reconnaissable entre tous ! J'aime sa plume particulière, sa manière de communiquer les émotions, encore plus lorsqu'elle évoque le XIIe siècle: j'ai savouré chaque rare instant où elle parle du Moyen-âge. Par la voix de Joséphine, elle apporte une passion à ce sujet qui m'a immanquablement gagnée et j'attendais ces évocations historiques avec envie !

Un roman avec des plus, avec des moins, idéal à lire pendant les vacances !



Mon avis sur le tome 1: Les Yeux Jaunes des Crocodiles



Citations:

* - Du sensationnel de chez sensationnel ! Du super-hyper-ultra-costaud-démentiel ! Une nouvelle que tu appuies dessus et que tu décroches la lune et toutes les galaxies du monde ! Kisses and love and peace all around the world ! Que la force soit avec toi, ma soeur. Yo ! brother !

* Le malheur, c'est que je ne sais pas être légère en amour. Je voudrais me jeter au cou de celui que j'aime, mais j'ai si peur de l'effrayer que je tends un visage humble pour recevoir son baiser. Je l'aime à la dérobée. Quand il lève les yeux sur moi, quand il attrape mon regard, je me met à l'unisson de son humeur. Je deviens l'amoureuse qu'il veut que je sois. Je m'enflamme à distance, me contrôle dès qu'il s'approche.

* Comment fait-on avec les sentiments qui débordent ? Si on les exprime mal, on fait tout à l'envers. Quand on a des fleurs à offrir, on ne les donne pas la tête en bas, les tiges en l'air, sinon l'autre ne voit que les épines et se pique. Moi, je fais ça avec les sentiments, je les offre à l'envers.

* - Les déclarations d'amour et d'amitié se ressemblent.

* Blaise Pascal, un jour, écrivit: "Il y a des passions qui resserrent l'âme et la rendent immobile, et il y en a qui la grandissent et la font se répandre au-dehors."

* Ce n'est pas parce que je vis à une époque qui se veut scientifique et rationnelle que je n'ai pas le droit de croire au surnaturel.

* - Personne ne m'a fait dévier de ma route d'un centimètre parce que j'ai décidé que personne ne le ferait. Je me suis fixé un but, c'est assez simple, tu sais. quant tu décides sérieusement quelque chose, tu réussis toujours à l'avoir. Suffit d'en être convaincu et tu convaincs tous les autres.

Il faut toujours poser ses problèmes loin, loin, parce qu'on les regarde différemment. On voit ce qu'il y a derrière. Quand on les a sous le nez, on ne voit plus rien. On ne voit plus la beauté, le bonheur qui demeurent malgré tout, tout autour.



Suzy B.

  

dimanche 23 avril 2017

PAL +1


Pile A Lire +1



Bonjour Chers Nomades !

Cette semaine, le blog a ajouté avec plaisir un nouveau nom à ses partenaires ! C'est ainsi que j'ai reçu mon premier Service-Presse de L'Asiathèque !

* Taipei, Histoires au coin de la rue, Collectif.
Parution le: 3 Mai 2017
Résumé: Anthologie de nouvelles d'auteurs majeurs de la scène Taïwanaise contemporaine offrant un portrait de la ville de Taipei, de son architecture, de ses couleurs, de ses saveurs et de ses parfums.

Ce recueil de nouvelles va me faire découvrir beaucoup de choses, j'ai hâte et je risque de le commencer rapidement.



Du nouveau pour vous ?



Suzy B.

 

jeudi 20 avril 2017

En Roue Libre


En Roue Libre
Titre original: Not Working
Auteure: Lisa Owens
Editeur: Belfond
Traduit de l'anglais par: Guillaume-Jean Milan
Nombre de pages: 277

Je remercie Babelio et les éditions Belfond pour cette Masse Critique Privilégiée.

Quatrième de Couverture

A mi-chemin entre Bridget Jones et Pénélope Bagieu, un roman drôle et tendre pour décrire le chemin de croix d'une Londonienne quasi trentenaire bien décidée à "trouver sa voie". Une réjouissante bouffée d'air frais.

A presque trente ans, Claire a décidé de donner enfin du sens à sa vie. Etape 1: démissionner de son poste dans la "communication créative". Etape 2: mettre ce temps libre à profit pour se sculpter un corps de déesse, courir les expos, raviver la flamme avec Luke, son amoureux de longue date. Etape 3: PRO-FI-TER.

Six mois plus tard, le bilan est cata: Claire erre chez elle en pyjama, se vautre dans l'autodépréciation et l'alcool, fouille les réseaux sociaux à la recherche d'indices sur l'infidélité supposée de Luke, commet une gaffe irréparable avec sa mère. Même ses amis les plus solidaires commencent à laisser filtrer un début de ras-le-bol devant son comportement d'ado paresseuse. Claire le sent: la situation lui échappe.

Freud le disait: "L'amour et le travail... Le travail et l'amour, c'est tout ce qui existe." Mais quand les deux se font la malle, que faire pour reprendre pied ? A quel saint se vouer pour trouver le secret d'une vie réussie ?
 
Mon Avis

"En Roue Libre" est un roman plutôt sympathique sur la recherche d'identité au travers de ses ambitions.

Claire a quitté son travail de manière assez subite: elle s'est rendue compte un jour qu'elle aspirait à autre chose, et que si elle ne prenait pas cette décision cruciale sur le moment, elle ne partirait jamais. S'accordant donc du temps libre pour profiter de sa vie et se reprendre en main, elle va, entre deux séances de gym, se concentrer sur la recherche du métier de ses rêves. Oui, mais voilà, la jeune femme n'a aucune idée de ce qu'elle a vraiment envie de faire ! Claire va se retrouver à surfer des heures sur l'ordinateur en faisant des recherches loin d'être déterminantes et des tests de personnalité, commencer à prendre du poids, se mettre à boire un peu plus que de raison, s'acharner à chercher querelle pour des broutilles à Luke, son très conciliant petit-ami, et se sentir rapidement délaissée par amis et famille - encore plus par ces derniers lorsque, lors des obsèques de son grand-père, elle fait une révélation, prise par tous comme une blague de très mauvais goûts, qui aura pour conséquence que sa mère refusera obstinément de lui adresser la parole.

Ce roman fait partie de ceux pour lesquels je suis contente de ne jamais abandonner ma lecture. Et autant dire que le début fut difficile: j'ai mis un certain temps à m'imprégner de l'ambiance, eu beaucoup de mal à comprendre l'héroïne, et même à apprécier la plume de l'auteure. Ceci dit, la faute m'en revient, car j'ai débuté ce roman en le prenant très au sérieux, alors qu'il s'agit plus là d'une comédie psychologique (oui, j'invente un nouveau genre). Du coup, il est évident que je n'ai pas compris tout d'abord où Lisa Owens voulait m'emmener avec son histoire - c'est ce que l'on appelle un faux-départ... - et j'ai froncé les sourcils assez souvent en m'ennuyant un peu.
 Puis la révélation est apparue en milieu de récit et je me suis dit "Mais qu'est-ce que je fais ? C'est censé être drôle, sois plus légère avec cette lecture !". Mon incompréhension a donc fini par évoluer et j'ai enfin saisi la référence de la quatrième de couverture à notre chère Bridget Jones ! Claire a un peu de cette héroïne, c'est vrai. Mais elle est avant-tout elle-même et il est intéressant de la découvrir. J'avoue qu'elle m'a globalement plutôt fait de la peine qu'autre chose, son désarroi la pousse à être acerbe avec Luke et à adopter un comportement puérile. Et elle s'en veut d'être comme ça. On pourrait donc ne pas l'apprécier (j'ai même failli en arriver là... je l'avoue), mais il faut assimiler qu'il n'est pas facile pour tout le monde de savoir ce que l'on veut faire dans sa vie, de quoi nous sommes capables, quel métier peut nous apporter le bonheur de se lever le matin et de se dire, comme Confucius l'a si bien fait entendre: "Choisis un travail que tu aimes et tu n'auras pas à travailler un seul jour de ta vie". Et quand on stagne dans ce genre de flou alors que la vie continue sa route autour de nous, on adopte parfois un comportement répréhensible, mais logique. J'ai compris le raisonnement de Claire, qui ne veut pas se prendre un emploi alimentaire en attendant de trouver mieux, par peur de manquer de temps pour ses recherches et de s'engluer dans un univers qui ne lui plaira pas vraiment. Et finalement, il apparait que ce que cette jeune femme recherche, c'est son âme soeur version job ! J'ai trouvé une réflexion du roman très pertinente: trouver la personne de ses rêves parmi 7 milliards d'êtres humains est déjà exceptionnelle, alors pourquoi serait-ce si différent pour un travail ? Il y a tellement de possibilités.
S'attacher à cette héroïne n'est pas toujours facile, mais, je le rappelle, c'est là mon ressenti parce que je me suis d'abord trompée et ensuite pas beaucoup laissée aller. Car je me dois de préciser qu'elle a un certain humour qui est agréable, des pensées parfois saugrenues qui font sourire et un caractère affirmé qui l'a rendent plaisante à suivre. Il y a aussi le papa attendrissant de Claire, qui m'a beaucoup fait penser à celui de Bridget Jones, pour le coup, et, évidemment, Luke, qui apparaît plutôt parfait, même si son amour pour la jeune femme se voit surtout dans le fait qu'il reste a ses côtés quoi qu'il advienne plutôt que dans ses paroles ou ses actes à proprement parler. Par contre, et cet avis n'est pas une cause de mon faux-départ dans cette lecture, j'ai trouvé incompréhensible la réaction de la maman qui est vraiment disproportionnée et, finalement, pas du tout adaptée ! Il faut lire les faits pour comprendre (une histoire avec le grand-père, que je ne révèlerai pas afin d'éviter tout spoiler pour les futurs lecteurs), mais si j'étais à sa place, je me serai plutôt inquiétée pour ma fille que faire une croix sur elle...

La construction est particulière au premier abord: ce sont de petits paragraphes titrés (qui font tout au plus deux pages pour les plus grands) où nous suivons Claire dans des situations diverses, parfois chez elle, avec ses amis, dans le métro, au restaurant... Ce style permet une lecture rapide et détendue.

Ce qui ressort de cette lecture, c'est l'évolution du personnage principal. Et même si je n'ai pas toujours accroché, le sujet de fond est très intéressant et j'ai fini par me familiariser avec tout ce petit monde. Il advient que j'ai passé un bon moment et que je ne serai pas contre une suite ! Comme quoi, une expérience menée avec réticence n'est pas toujours mauvaise.



Citation:

* Si j'étais célibataire, les choses seraient bien plus simples: je n'aurais que moi à décevoir.



Suzy B.

    

mardi 18 avril 2017

La Paresse des Etoiles: Mémoires Fantastiques


La Paresse des Etoiles:
Mémoires Fantastiques
Auteure: Catherine Choupin
Editeur: Librinova
Nombre de pages: 84

Je remercie Librinova pour cette lecture !

Résumé

Une femme mûre fait le bilan de son existence et y découvre un fil rouge surnaturel. Les fées ont veillé constamment sur elle, mais les choses ne se sont pas déroulées exactement comme dans les contes, à cause d'un léger inconvénient.
L'auteur livre ici une autobiographie qui flirte avec le fantastique.
 
Mon Avis

Catherine Choupin m'a séduite dans ses premières lignes avant que cette sensation ne s'essouffle un peu. Ceci dit, ce récit autobiographique sans nul doute atypique - non pas dans sa forme mais dans son contenu - m'a plu.

Catherine Choupin se livre. En faisant un point sur sa vie, elle s'est rendu compte d'un fait étrange: les grands voeux qu'elle a fait durant son existence se sont tous réalisés... avec l'inconvénient qu'inlassablement, pour chacun d'entre eux, ils se sont concrétisé avec plus ou moins de retard, lorsque l'auteure y avait bel et bien renoncé. Ainsi, nous la découvrons à diverses périodes de sa vie - étudiante souhaitant obtenir son diplôme, femme amoureuse, mère de famille, à la recherche du logement parfait, écrivaine... - qui s'est, somme toute, déroulée des plus normalement, avec ses souffrances et ses bonheurs, mais toujours avec cette petite part de fantastique dont elle va finalement se rendre compte qu'au moment d'écrire le présent récit.

Je ne connaissais pas cette auteure avant cette lecture malgré le joli nombre d'oeuvre qu'elle a déjà publié, mais j'ai été charmée par son humour et son engagement. Les premières lignes m'ont vraiment donné le sourire et attachée à cette femme. Les nombreuses références qu'elle glisse ici et là pourraient gêner certains/es lecteurs/lectrices mais des explications sont apportées pour chacune d'entre elles à la fin du récit.
Si la part de fantastique m'a plu - et Catherine Choupin laisse à qui la lit le soin de la croire ou non, tout n'est qu'une question de point de vue: hasard étrangement répétitif ou ange gardien ? - j'ai néanmoins été assez désappointée en apprenant, dans les notes finales que je viens de mentionner, qu'un passage concernant le don transmit par un homme mourant lui a été inspiré par "L'Homme Hanté", une oeuvre méconnue de Charles Dickens. De là, où débute la fiction dans cette autobiographie et où se termine-t-elle ?, cette question m'a taraudé durant le reste de ma lecture.

La chronologie suivant la réalisation des rêves de l'écrivaine m'a perdue par moments, mais dans l'ensemble j'ai apprécié de suivre sa vie. Et c'est finalement la philosophie générale concernant les désirs assouvis seulement lorsqu'ils ne sont plus ressentis qui m'a beaucoup intéressé.



Citations:

* Quelle amertume de voir se réaliser ce qu'on a désiré quand on ne le désire plus et qu'on y a renoncé !

* Elles avaient échangé les propos d'usage dans les milieux bourgeois sur l'évolution de leur progéniture. Cet exercice social suppose un bon sens de la concision car il faut éviter de lasser un interlocuteur, qui, de toute façon, ne va s'intéresser qu'à son propre discours et se réjouir secrètement de la vitrine sociale un peu embellie qu'il offre à l'autre.



Suzy B.

  

lundi 17 avril 2017

Le Journal d'une Grosse Nouille, tome 1: Une Rentrée Gratinée


Le Journal d'une Grosse Nouille, tome 1: Une Rentrée Gratinée
Titre original: Dork Diaries 1 - Tales from my not-so Fabulous Life
Auteure et illustratrice: Rachel Renée Russel
 Editeur: Milan
Traduit de l'américain par: Virginie Cantin
Nombre de pages: 286

Quatrième de Couverture

- OMG ! Mais tu écris un JOURNAL ?
T'es vraiment trop nouille NIKKI !
- Mackenzie, si je tire la chasse d'eau, tu disparais ?

Nouveau collège. Nouvelle ennemie. Nouvel amour. Nouveau journal.
Nikki va pouvoir se lâcher...

Ce journal appartient à: Nikki J. Maxwell.
PERSONNEL ET CONFIDENTIEL
Si vous le trouvez, merci de me le renvoyer. Récompense offerte !
(interdit de lire !)
 
Mon Avis

Il est clair que je suis maintenant un peu trop vieille pour pouvoir apprécier à sa juste valeur ce genre de lecture. Néanmoins, les jeunes collégiennes aimeront certainement cette histoire.

Après que son père, désinsectiseur, ait intervenu dans un collège huppé, une bourse est accordée à sa fille, Nikki. Dès son intégration dans ce nouvel établissement, la jeune fille comprend que la reine de l'école, Hollister Mackenzie, ne la porte pas dans son coeur et va lui faire vivre de dures épreuves. Encore plus lorsqu'un concours d'art, discipline dans laquelle excelle Nikki, va être programmé et les mettre en rivalité. Griffonnant dans son journal intime ses déboires et sentiments divers et variés, Nikki nous fait découvrir sa famille (dont sa terrible petite soeur Brianna), ses deux nouvelles amies Zoé et Chloë, Brandon le photographe qui fait battre son coeur, et son désir envahissant de posséder un téléphone portable.

J'ai beaucoup aimé que ce roman jeunesse soit traité comme un journal intime; les mots et les illustrations s'y succèdent sur des pages lignées, tel un vrai carnet. La plume de Rachel Renée Russel est pleine d'humour, on n'a pas le temps de s'ennuyer et les pages défilent vite. De plus, les illustrations de l'auteure sont vraiment agréables, son trait est joli et en totale concordance avec l'univers qu'elle crée. Malgré le charme que dégage donc cet ouvrage, j'ai tout de même trouvé l'héroïne très superficielle: entre ses caprices d'adolescente, son besoin irrépressible d'être acceptée par une fille qu'elle déteste et son obsession du regard des autres, Nikki n'a pas vraiment attirée ma sympathie...
J'ai adoré Brianna, qui représente le type même de la petite soeur que l'on aime autant qu'on l'a déteste, avec ses frasques, son entêtement et ses questions innocentes (ce qui me fait soupirer de soulagement à l'idée de ne pas en avoir !); Brandon aussi m'a intéressée: c'est un garçon discret que j'aurai aimé voir plus souvent dans les lignes de ce livre.

En définitive, je pense que les jeunes filles entre 8 et 14 ans s'amuseront beaucoup avec ce roman.



Suzy B.

 

dimanche 16 avril 2017

PAL +5


Pile A Lire +5


Nouvelle semaine, nouveaux arrivages !

Cette semaine, j'ai reçu 5 livres.

* Les Filles Bien ne Tombent pas Amoureuses des  Mauvais Garçons, de Emily Blaine.
Résumé: Je m'appelle Abby Harper et je suis celle qui sauvera votre carrière. Mon job ? enjoliver, camoufler, désamorcer. En bref: effacer vos faux-pas, gommer vos erreurs et vous coller une auréole sur la tête. Dans mon domaine, je suis assez douée. Enfin, c'est ce que je croyais jusqu'à ce qu'on me confie le cauchemar de tout attaché de presse: Garrett McIntyre. Une gueule d'ange à la réputation démoniaque: alors qu'il était sur le point de devenir l'enfant chéri d'Hollywood, il a insulté tout le gratin pendant la cérémonie des oscars et a taillé la route, abandonnant sa carrière prometteuse. Aujourd'hui on me demande de le faire revenir. Et j'ai comme l'impression que convaincre monsieur "j'ai été élu deux fois l'homme le plus sexy de l'année" ne sera pas si simple...

Ma Chère Maman s'est abonnée à la box "Dans ma Bulle", de Harlequin. Elle m'a offert l'un des livres qui s'y trouvait ainsi qu'un joli marque-page en métal à l'effigie de Audrey Hepburn. J'en suis ravie puisque j'adore la plume d'Emily Blaine, le résumé me tente terriblement, et que le mp est vraiment joli !
(il y avait un sachet de pop-corn aussi... mais il n'ont pas résisté assez longtemps pour que je puisse les prendre en photo ! ^^)

*****

* Pressentiments, de Katherine Webb.
Résumé: Eté 1911, Angleterre: le révérend Albert Canning et sa jeune épouse Hester accueillent une nouvelle servante, Cat, qui vient de sortir de prison. C'est alors qu'Albert invite à demeure un jeune expert en sciences occultes doté d'un fort pouvoir de séduction... 2011: le corps d'un soldat inconnu de la guerre de 14 vient d'être découvert. Dans ses vêtements, deux lettres mystérieuses qui parlent de drame et de secrets; deux lettres signées par une certaine H. Canning... Intriguée, une journaliste décide d'enquêter.

L'un de mes achats France Loisirs de la saison qui m'a l'air pas mal dut tout: il était soldé alors je me suis laissée tenter.

*****

* Suzon, de Louise Bachellerie.
Résumé: Paris, 1698: Fille de bourgeois, insolente et garçon manqué, Suzon est placée à huit ans au couvent des Ursulines de Saint-Denis. Dans cette prison, elle se lie d'amitié avec Ederna, jeune aristocrate de Saint-Malo, qui lui raconte mille histoires de corsaires bravant la mer pour le Royaume. Rendue à sa famille à dix-sept ans, Suzon, toujours aussi rebelle, tombe éperdument amoureuse d'Antoine Carreau, chevalier de Léré. Mais un duel lui arrache son mari, la laissant inconsolable, à la tête d'une petite fortune. Elle quitte Paris pour Saint-Malo où Ederna, mariée et mère de deux enfants, l'accueille à bras ouverts. Pourtant, Suzon rêve d'un autre destin que celui que la nature et la société lui ont prescrit. Travestie en homme, elle arme une frégate et part sillonner les mers au côté du séduisant capitaine Thomas Raquidel, qui ne sait rien de sa vraie nature.

Second achat France Loisirs; en solde aussi, j'ai sauté sur l'occasion puisqu'il faisait partie de ma liste d'envies !

*****

* Réparer les Vivants, de Maylis de Kerangal.
Résumé: Dans l'insouciance de leurs dix-neuf ans, trois lycéens rentrent au Havre un matin de février après une session de surf au pied des falaises du pays de Caux. Mais quand leur van percute un poteau, Simon, qui roule sans ceinture de sécurité, vient percuter de plein fouet le parebrise. Il sombre dans un coma dont il ne se réveillera pas. Son coeur, lui, bat encore. Il est attendu à Paris, où il doit sauver la vie de Claire, traductrice en attente de greffe. Du C.H.U. du Havre à l'hôpital parisien de la Pitié-Salpêtrière, l'aventure d'un coeur et des vies qui palpitent autour de lui.

Encore en solde ? Oui... ^^ J'avais prévu qu'un seul achat France Loisirs ce mois-ci mais vu les promotions et la réduction que j'ai eu grâce à mon anniversaire, je n'ai pas payé ce livre ! Encore un titre qui quitte ma liste d'envies.

*****

En Roue Libre, de Lisa Owens
Résumé: A presque trente ans, Claire a décidé de donner enfin du sens à sa vie. Etape 1: démissionner de son poste dans la "communication créative". Etape 2: mettre ce temps libre à profit pour se sculpter un corps de déesse, courir les expos, raviver la flamme avec Luke, son amoureux de longue date. Etape 3: PRO-FI-TER. Six mois plus tard, le bilan est cata: Claire erre chez elle en pyjama, se vautre dans l'autodépréciation et l'alcool, fouille les réseaux sociaux à la recherche d'indices sur l'infidélité supposée de Luke, commet une gaffe irréparable avec sa mère. Même ses amis les plus solidaires commencent à laisser filtrer un début de ras-le-bol devant son comportement d'ado paresseuse. Claire le sent: la situation lui échappe.

Je remercie Babelio et les éditions Belfond pour cette Masse Critique Privilégiée. Le livre sort en librairies le 20 Avril.



Et vous, du nouveau ?



Suzy B.

  

vendredi 14 avril 2017

Les Yeux Jaunes des Crocodiles


Les Yeux Jaunes des Crocodiles
Auteure: Katherine Pancol
Editeur: Le Livre de Poche
Nombre de pages: 666

Quatrième de Couverture

Ce roman se passe à Paris.
Et pourtant on y croise des crocodiles.
Ce roman parle des hommes.
Et des femmes. Celles que nous sommes,
celle que nous voudrions être,
celles que nous ne serons jamais,
celles que nous deviendrons peut-être.
Ce roman est l'histoire d'un mensonge.
Mais aussi une histoire d'amours,
d'amitiés, de trahisons, d'argent, de rêves.
Ce roman est plein de rires et de larmes.
Ce roman, c'est la vie.
 
Mon Avis

Katherine Pancol développe une histoire forte qui m'a intriguée.

Joséphine Cortès s'enlise dans sa vie: son mari Antoine, au chômage, refuse de chercher un emploi inférieur à son précédent poste, qui lui ferait perdre le peu d'estime qu'il a encore pour lui-même; sa fille aînée, Hortense, se révolte et s'émancipe un peu plus chaque jour tandis que la petite soeur Zoé aime se faire passer pour le bébé de la famille; la soeur de Joséphine, Iris, et sa mère Henriette, quant à elles, l'ont toujours prise de haut; et elle peine à joindre les deux bouts avec son salaire de chercheuse au CNRS, où elle s'est spécialisée dans le XIIe siècle, afin d'élever d'élever correctement ses deux progénitures. Mais le jour où elle se rend enfin compte qu'Antoine la trompe, un déclic se produit et sa vie va en être bouleversée. Elle: met à la porte le fauteur de troubles, qui va s'en aller élever des crocodiles au Kenya en compagnie de Mylène, sa maîtresse; va dire ses quatre vérités à sa mère, qui va en être terriblement vexée; va essayer de recadrer Hortense dont l'insolence et le mépris ne font que s'accentuer; passe un marché avec Iris et commence à écrire un livre sur le XIIe siècle pour que sa soeur se voit enfin glorifier comme elle a toujours voulu l'être tandis que l'argent reviendra à Joséphine; va également effectuer des traductions pour le cabinet d'avocat de Philippe, mari d'Iris; et enfin, peut-être, se trouver et/ou se révéler.

Ce roman est complet et nous offre de vivre les bouleversements de la vie de nombreux personnages. Bien qu'ils soient en quantité, on s'y retrouve très bien, sans les confondre. Le point central autour duquel gravitent ces diverses existences: Joséphine. Héroïne aussi désolante qu'attachante, cette femme m'a passionnée. Sa prise de conscience, assez brutale pour elle, nous donne vraiment envie de suivre son évolution tout au long du récit. Et assister à ces changements a un effet gratifiant !
C'est une femme de quarante ans que l'on découvre, patiente, timide, recroquevillée sur elle-même et qui n'a aucune confiance en elle. Au fil des pages, son caractère ne va cesser de s'affirmer, au grand étonnement de son entourage. Celui-ci est vraiment hétéroclite, venu de tout horizon: de sa propre famille, dont la volonté d'atteindre les sommets est bien représentée avec Iris et Henriette (aussi nommée le Cure-dent - qui lui va bien mieux), toutes deux ayant épousé des hommes riches - Philippe Dupin et Marcel Grobz; à son amie la plus proche, Shirley et son fils Gary, qui cachent un lourd secret et ne sont pas si pauvre qu'ils le font croire; en passant par Antoine et ses crocodiles, Luca, Mylène, Josiane, les voisins, les enfants... tous ont quelque chose a raconter, tous vont se transformer au cours de ce roman. Que l'on ait envie de les adorer (comme la petite Zoé qui est assez adorable dans son genre, bien que très immature) ou de les détester (sa soeur Hortense est une reine de la détestation dans ce récit: elle est tout le contraire de Zoé, aussi mature que vicieuse, et même carrément dévergondée. Je ne suis pas une violente, mais là... cette fille est insupportable !), chacun nous fait ressentir des choses et c'est là la puissance de ce livre: on vogue souvent entre des sentiments contradictoires entre les uns et les autres, et au final on a envie d'écouter ce qu'ils ont à nous dire.
Si j'ai trouvé qu'il y avait quelques longueurs au début du livre, je me suis finalement laissée happer par ces histoires. L'auteure s'est beaucoup renseignée sur le XIIe siècle, elle m'a captivée à coups d'anecdotes historiques et de références en tout genre: l'époque mentionnée m'a vraiment intéressée. Moi qui aime les romans historiques, j'ai pris plaisir à suivre notre protagoniste principale dans l'écriture de son ouvrage.
La subtilité qu'a su intégrer Katherine Pancol à la psychologie de ses personnages est remarquable, c'est organisé, détaillé et sincère.

Un beau travail dont je suis curieuse de connaître la suite.



Mon avis sur le tome 2: La Valse Lente des Tortues



Citations:

* - Il y a des gens qui ne se posent jamais aucune question, qui vivent les yeux fermés et ne trouvent jamais rien...

* Dès qu'on bouge, on se met à faire bouger la vie autour de soi.

* Le bonheur [...] est fait de petites choses. On l'attend toujours avec une majuscule, mais il vient à nous sur ses jambes frêles et peut nous passer sous le nez sans qu'on le remarque.

* Il y a des gens dont le regard vous améliore. C'est très rare, mais quand on les rencontre, il ne faut pas les laisser passer.

* [...] quand on écrit, il faut ouvrir toutes grandes les portes à la vie afin qu'elle s'engouffre dans les mots et alimente l'imaginaire.

* C'est à cela qu'on reconnaît que l'amour s'est détaché de vous: il ne fait plus mal.

* [...] à quoi tient la naissance d'un sentiment ? A une impression fugace, fluctuante, changeante ? a un angle qui se déplace; laissant la place à une illusion qu'on projette sur l'autre ?

* On est toujours maladroit avec les gens qu'on aime. On les écrase, on les encombre avec notre amour...



Suzy B.