samedi 19 août 2017

A l'Ombre d'une Lady


A l'Ombre d'une Lady
Titre original: "Lady Maybe"
Auteure: Julie Klassen
Editeur: Editions France Loisirs
Traduit de l'anglais (Etats-Unis) par: Agnès Jaubert
Nombre de pages: 543

* Quatrième de Couverture *

Ne supportant plus les infidélités de sa femme, Lord Mayfield décide d'emmener son épouse et sa dame de compagnie, Hannah, à la campagne. Mais lors du voyage, la voiture sombre dans un ravin, n'épargnant que deux personnes. Lorsque Hannah reprend conscience, tout le monde s'obstine à l'appeler Lady Mayfield. Si la jeune femme ne se souviens de rien les premiers jours, elle recouvre peu à peu la mémoire et s'apprête à rétablir la vérité. Mais elle en est empêchée par Lord Mayfield qui semble prendre un malin plaisir à jouer cette comédie. Et si la vie offrait à Hannah une chance de vivre enfin avec l'homme qu'elle a toujours admiré de loin ?
 
* Mon Avis *

"A l'Ombre d'une Lady" n'est pas tout à fait le roman que j'attendais, mais j'ai tout de même bien aimé.

Alors que Marianna Mayfield entretient une relation extra-conjugale de longue date, son mari prend la décision de fuir Bath (et l'amant qui y vit) avec elle et de disparaître sans lui révéler où il l'emmène. Hannah Rogers, ancienne dame de compagnie de Lady Mayfield, accepte avec réticence de faire partie du voyage, mais l'idée d'un revenu élevé qui lui permettrait enfin de subvenir aux besoins de son fils la persuade. Tandis qu'ils approchent de la nouvelle demeure, dans le Devon, un orage éclate et la voiture sort de la route, se retrouvant précipitée en bas de falaises surplombant la mer. Seuls John Mayfield et Hannah sont retrouvés en vie, grièvement blessés. Si le premier reste longtemps inconscient, la jeune femme reprend peu à peu conscience et se retrouve entourée d'un médecin et de son épouse, ainsi que de domestiques qui, tous, l'appellent Lady Mayfield. Sa commotion l'empêche d'abord de se souvenir qu'elle n'est pas cette femme, mais quand ses souvenirs réapparaissent, elle ne leur révèle pas la vérité: convaincue par les circonstances particulières qu'elle vit de continuer la mascarade. Mensonge dans lequel va s'inclure John Mayfield à son réveil pour une raison que la jeune femme ne parvient pas à déterminer.

 J'ai acheté ce roman grâce à cette simple phrase d'accroche: "Les fans de Jane Austen et de Jane Eyre adoreront". Oui, je suis influençable... En lisant le résumé, je me suis donc fait une idée assez précise de ce que j'y retrouverais: de l'humour et de la légèreté à la Jane Austen, et une intrigue aux démêlés sombres, à la Jane Eyre. Si je reconnais les inspirations que l'on retrouve dans la plume de l'auteure, elles sont tout de même d'une moindre mesure et on est plus face à une romance sérieuse qu'autre chose. Si je suis un peu déçue de ne pas avoir lu un roman plus léger, je ne peux m'en prendre qu'à moi-même: avant même de commencer ce livre j'avais déjà écrit toute l'histoire dans ma tête, ce qui n'est jamais une bonne chose à faire ! Ca m'apprendra à me faire trop d'idées.

Dans un contexte historique très bien décrit, Julie Klassen nous présente des personnages dont on comprend rapidement le caractère. L'histoire est originale et captivante, les enjeux pour l'héroïne sont importants et l'on accepte ses prises de décisions. J'ai beaucoup aimé que soit à l'honneur une mère ayant eu son enfant hors mariage, situation qui était très mal vue dans la société à l'époque. Pour son fils, Hannah est prête à tout et s'enfonce donc dans le mensonge; à partir de là, elle trouve toujours une raison pour ne pas révéler la vérité. Les protagonistes masculins et secondaires sont aussi bien travaillés. Je ne suis, par contre, pas une grande fan du triangle amoureux qu'il nous est donné de suivre - j'ai trouvé que cela ajoutait des lourdeurs et rendait l'héroïne inconstante -, mais le fait est que cela ajoute une certaine tension et que l'on ne sait jamais vers qui Hannah va se tourner, rendant cette histoire intrigante.

La plume de l'auteure est sympathique et ce récit est réussi.
 
* Parlons Couverture *

Lee Avison est connu pour ses très belles photographies qui servent souvent à illustrer les romans historiques ("J'ai Lu pour Elle" est un client récurrent, Barbara Cartland, Juliette Benzoni, Mary Balogh, Eloisa James et Amanda Grange sont quelques uns des noms, entre autres, qu'on peut aussi lui associer). Et cette photo reste dans la lignée de ses oeuvres, elle est très jolie.



Suzy B.

  

vendredi 18 août 2017

Orange, volume 5


Orange,
volume 5
Titre original: "Orenji"
Mangaka: Ichigo Takano
Editeur: Editions Akata
Traduit par: Chiharu Chujo
Nombre de pages: 238

* Quatrième de Couverture *

La nouvelle année approche... Mais pour Naho et ses amis, cela signifie aussi une chose: la date fatidique du terrible choix de Kakeru arrive également. Pourront-ils aider leur ami et lui éviter le pire des futurs ? Mais qu'adviendra-t-il dans tout ça, de l'amour de Suwa ? Rien n'est vraiment sûr, et c'est le coeur lourd et inquiet que Naho envisage les semaines qui viennent... L'inévitable pourra-t-il être évité ?
 
* Mon Avis *

Je referme ce dernier tome, émue aux larmes.

Malgré les indications de la lettre, il arrive que les choses ne puissent pas être changées. Naho fait tout pour que la dispute prévue par son "moi" du futur, en ce 31 décembre entre Kakeru et elle, n'éclate pas, mais elle a tout de même lieu. Après cela, et malgré les efforts de la jeune fille et ses tentatives de dialogue, Kakeru l'évite. Les semaines passent et la date fatidique de la mort du jeune homme approche; ses amis font tout pour le rendre heureux mais, comme on peut le lire dans le manga, il ne suffit pas de changer les évènements, c'est le coeur de Kakeru qui doit retrouver la joie de vivre.

Ce tome final est très émouvant, je n'ai pas seulement eu les larmes aux yeux: j'ai pleuré. Agrémenté d'un peu de légèreté grâce à l'humour savoureux de certains personnages, le sujet toujours lourd est brillamment interprété. Vivre avec des regrets, le poids de la mort d'un proche sur la conscience, est l'une des choses les plus compliquée à gérer de notre humanité, et ce manga reproduit avec sincérité ce cas de conscience.
Ce récit décortique l'amitié d'une manière extrêmement touchante, la timidité du premier amour également, et il est très beau de voir les liens que partagent les héros, c'est la force même de cette histoire.
Pour clôturer la saga, on revoit souvent les membres du futur et c'est l'occasion d'avoir la réponse finale concernant l'envoi des lettres. On prend aussi connaissance de l'existence qu'à connu le Kakeru qui a perdu la vie il y a dix ans et ce qui l'a poussé à faire certains choix, j'ai trouvé cela intéressant.

Cette fin est tout à fait celle qu'il fallait et je dois avouer que lorsque j'ai appris, il y a quelques jours, qu'un sixième tome était paru au Japon (et sera donc certainement traduit ici), j'ai trouvé cela fort dommage car la saga est parfaite telle qu'elle est. Ceci dit, il semblerait que ce nouveau volume reprenne, non pas la suite de l'histoire comme je l'ai redouté, mais toute l'aventure du point de vue de Suwa. Ce n'est pas indispensable, on connait déjà globalement sa manière de voir les choses (on a bien compris que c'était du marketing...), mais bon, je pense que lorsque ça sortira en France je me laisserai tenter. On verra...

Beaucoup de détails sont apportés à l'aventure et j'ai maintenant l'impression que Naho, Suwa, Kakeru, Hagita, Azu et Takako font partie de ma vie. Ce manga porte un magnifique message d'espoir malgré sa tristesse, et il nous aide à ne plus songer aux remords qui hantent nos vies, mais à vivre pleinement notre existence.

Petit bonus: nous découvrons le chapitre final de "Un Printemps dans les Etoiles".
 
* Parlons Couverture *

Les couvertures de cette saga sont toutes sublimes, je l'ai assez répété dans chacun de mes avis. Mais avec celles des volumes 1 et 2 , celle-ci fait partie de mes préférées. Elle est peut-être même MA favorite. Encore une fois, c'est la jaquette entière qui fait toute l'importance. La complicité des héros est palpable et j'adore ce clin d'oeil (je suis très émue, en fait) fait grâce à ce beau coucher de soleil qui marque non seulement la fin d'une journée, mais aussi celle de l'aventure.





Suzy B.

 

jeudi 17 août 2017

Orange, volume 4


Orange,
volume 4
Titre original: "Orenji"
Mangaka: Ichigo Takano
Editeur: Editions Akata
Traduit par: Chiharu Chujo
 Nombre de pages: 194

* Quatrième de Couverture *

Naho et Kakeru se sont enfin avoué leur amour. Mais les deux adolescents ne savent pas encore comment se comporter, l'un vis-à-vis de l'autre, et ce que signifie le fait de "sortir ensemble". L'arrivée imminente de la course de relais pourrait bien donner un coup de pouce à leur relation naissante... A moins que l'absence de la mère de Kakeru ne se fasse trop cruellement sentir ?



 
* Mon Avis *

J'ai beaucoup aimé ce tome, dont les enjeux sont plus immédiats qu'habituellement.

Une journée sportive est organisée au lycée et les parents d'élèves y sont conviés. Alors que Naho, Suwa, Azu, Takako et Hagita ont pris la décision de faire partie de l'équipe de relais pour accompagner Kakeru (qui, à l'origine, devait y participer avec d'autres élèves de la classe) afin de lui faire passer une bonne journée, ce dernier est plus mal que jamais. L'absence de sa mère, décédée le jour de la rentrée, est flagrante. Heureusement, Suwa a pris la liberté d'inviter la grand-mère du jeune homme, et tous les amis se relaient pour lui donner le sourire.

Ce volume est émouvant et l'amitié en est le maître-mot. L'union fait la force, comme on dit, et c'est main dans la main que vont marcher les personnages. On les voit très soudés et les directives de la lettre du futur, auparavant délaissée, se révèlent finalement une aide précieuse. Tout est fait pour empêcher Kakeru de sombrer, et Naho sort un peu de sa réserve. Ces deux-là adoptent un comportement un peu maladroit l'un envers l'autre, qui nous rappelle que ces êtres matures restent avant tout des adolescents.
Le ton est plus pressent que dans les autres tomes car, d'habitude, le but est d'aider Kakeru sur le long terme, alors qu'ici c'est la journée qui nous est contée qui a de l'importance. Cela donne un très bon rythme au récit.
L'humour qui m'avait un peu manqué dans le volume précédent est de retour et allège cette atmosphère triste, car l'on sent nettement le mal-être de Kakeru.

La complicité entre les six amis est très belle à voir, plus que jamais, c'est une amitié joliment décrite et poignante que nous suivons. Deux scènes en particulier dans le manga interprètent magnifiquement cet attachement des uns aux autres.

C'est un tome de promesses, où l'adrénaline se mêle à la compassion et au rire. La fin nous annonce une suite plus sombre.

Petit bonus: Oui, nous suivons toujours les aventures des jumelles Chiki et Mami avec le quatrième chapitre de "Un Printemps dans les Etoiles" qui m'a bien plu !
  
* Parlons Couverture *

Je vais me répéter, mais c'est encore une jolie illustration. En fond, le château de Matsumoto, au premier plan, deux héros du futur, et en quatrième de couverture, Kakeru.





Suzy B.

   

mercredi 16 août 2017

Orange, volume 3


Orange,
volume 3
Titre original: "Orenji"
Mangaka: Ichigo Takano
Editeur: Editions Akata
Traduit par: Chiharu Chujo
Nombre de pages: 192

* Quatrième de Couverture *

Suite à l'incroyable révélation que Suwa lui a faite, Naho est troublée ! Car si elle a conscience qu'elle ne peut répondre aux sentiments de son ami, elle sait aussi désormais qu'il sera son meilleur allié pour changer le futur de Kakeru. Mais a-t-elle seulement le droit d'abuser de la gentillesse de Suwa, alors que son amour pour Kakeru pourrait bien être sur le point de se concrétiser ?


 
* Mon Avis *

Encore un joli tome pour la saga "Orange".

C'est l'anniversaire de Kakeru. Alors que ses amis lui offrent des cadeaux, l'occasion rêvée se présente au jeune homme d'avouer enfin ses sentiments à Naho, aidé par Suwa qui, lui aussi, ressent des sentiments pour la jeune fille. Mais la timide Naho a bien du mal à lui donner une réponse et le fait que Kakeru est de plus en plus en danger contre lui-même au fil des jours qui passent ne l'aide pas forcément à relativiser la situation. Heureusement, ses amis vont être là pour l'aider, et Suwa va persuader Kakeru de confier ce qu'il a sur le coeur.

Ce tome est très intéressant car il met en avant, et avec subtilité, le thème du suicide. Le sujet est délicat mais l'auteure en parle d'une manière très simple et touchante. Sa solitude intérieure, le fait d'avoir peur de ce que pourraient penser ses amis à son sujet s'il se confiait, pousse Kakeru à se renfermer sur lui-même, ce qui le rend toujours très mystérieux. Naho, elle aussi, se dissimule derrière sa timidité, la complicité qu'elle partage alors avec Kakeru se complexifie, évolue. Mais le fait que le groupe d'amis se renforce a pour résultat que les deux héros principaux ne paraissent plus si à l'écart des autres. On se rend compte des efforts fournis par chaque personnage, ils prennent tous plus d'importance.
L'on pourrait penser qu'il y a un côté malsain, si je puis dire, au fait que Suwa soutienne totalement ses deux amis, les pousse même l'un vers l'autre, alors qu'il est amoureux de Naho (et que, dans le futur, il soit devenu son mari...). Mais ce n'est pas le cas, le comportement qu'il adopte est en réalité très beau et nous le rend forcément très sympathique. On a de la peine pour lui, mais on l'admire en même temps: il a une force de caractère incroyable !
Dans ce volume, alors que les évènements liés à la lettre du futur coïncident de moins en moins avec le présent, Naho prend la décision de la délaisser, de suivre son instinct et de faire ses propres choix. Une décision très intéressante à suivre !

La relation entre Naho et Kakeru reste sensiblement l'élément principal, mais j'apprécie la tournure plus amicale que prend cette histoire qui nous réserve encore des moments intenses et émouvants.

Petit bonus: n'oublions pas un nouveau chapitre du manga "Un Printemps dans les Etoiles" en fin de volume !

* Parlons Couverture *

Alors que le premier tome nous présentait les héros du présent et le second, ceux du futur, ce troisième volume nous offre un mélange des deux puisqu'en première de couverture, nous reconnaissons le trio Suwa-Kakeru-Naho adolescents tandis que la quatrième de couverture représente des personnages du futur les regardant. Encore une jolie composition, légère si on l'a compare à ce qui nous attends entre les pages du manga.




Suzy B.

  

lundi 14 août 2017

L'été du cyclone


L'Eté du Cyclone
Titre original: "A Hundred Summers"
Auteure: Beatriz Williams
Editeur: Editions France Loisirs
Traduit de l'anglais (Etats-Unis) par: Julia Taylor
Nombre de pages: 477

* Quatrième de Couverture *

1938, côte Est américaine. Lily est confrontée à l'homme qui l'a trahie sept ans plus tôt. Secrets et blessures refont surface, tandis qu'un cyclone venu de l'océan se rapproche...

1931: Lily et Budgie, amies d'enfance, passent tous leurs étés dans la station balnéaire de Seaview, dans le Rhode Island. Budgie est aussi effrontée que Lily est discrète. Quand cette dernière rencontre Nick Greenwald, tous deux tombent follement amoureux. Nick ne supporte pas Budgie, et celle-ci méprise Nick car il est juif. Lily, elle, n'a que faire des préjugés de l'époque...
Eté 1938. Lily séjourne à Seaview avec sa mère et sa petite soeur. Quand elle apprend la venue de Budgie, la jeune femme s'effondre. Car Budgie ne vient pas seule: entre-temps, elle a épousé Nick...
  
* Mon Avis *

Beatriz Williams nous livre un très beau roman, fort de nombreux rebondissements.

En 1931, Budgie emmène sa meilleure amie Lily a un match de football américain afin de lui présenter son petit-ami Graham, joueur pour l'équipe de Dartmouth. Sur place, Lily tombe immédiatement amoureuse - et de manière réciproque - de Nick, le quarterback. Mais tandis que leur relation se forme, la jeune femme redoute que ses parents n'acceptent pas son prétendant à cause de son origine juive. Sept ans plus tard, en 1938, alors qu'elle passe ses vacances d'été à Seaview en compagnie de sa famille, Lily apprend que Budgie vient s'installer dans la station balnéaire avec son mari... qui n'est autre que Nick. Que s'est-il passé entre ces deux périodes ? Quels secrets entourent les personnages ? C'est ce qui nous est donné de découvrir.

L'auteure nous dévoile une romance passionnante nimbée de nombreux secrets qui nous sont révélés au compte-goutte. La construction du récit est intelligente: alternant les deux époques l'une après l'autre, Beatriz Williams nous dévoile à chaque chapitre juste ce qu'il faut d'informations pour que l'on s'attache à l'histoire, aux personnages, et que l'on soit contenté, mais pas assez pour que l'on comprenne totalement de quoi il retourne, maintenant le suspense jusqu'au bout et nous poussant à vouloir lire toujours plus.
Ce roman est le récit d'une belle histoire d'amour, perturbée par des mystères que les héros ne comprennent pas tout de suite, ainsi que celui d'une amitié étonnante entre ces deux femmes qui ressentent l'une pour l'autre admiration et jalousie.
Budgie Byrne est de ces personnes aimant à penser qu'elle sait tout de la vie, se comporte en conséquence d'un air supérieur et infantilise Lily. Cette dernière a donc un côté ingénu, à côté de sa culottée amie, elle est toujours trop gentille, parfois tout à fait naïve, mais c'est justement ce trait de caractère qui fait qu'on l'apprécie et qu'on s'attache à elle. Chaque protagoniste bénéficie d'une jolie description et je ne suis pas loin d'être tombée à mon tour sous le charme de Nick Greenwald: puissant, touchant et protecteur, il incarne parfaitement le petit-ami idéal.

L'ambiance des années 30 est entrainante, l'auteure nous offre une vision attirante de l'environnement de son récit, des paysages et des costumes. La psychologie des hommes et femmes de cette époque est aussi fidèlement retransmise, avec leurs règles de bonne conduite, l'antisémitisme, tandis que la prohibition vit ses dernières heures.

Je suis très contente de cette lecture rythmée, absolument captivante, qui m'a permis de découvrir une si belle romance.

* Parlons Couverture *

Le roman se déroule la moitié du temps en été... et ça se voit ! C'est un très joli choix de couverture qui nous dévoile tant l'environnement que le côté historique bien apparent avec le look so vintage ! de ces deux femmes (pouvant tout à fait incarner Lily et Budgie). J'adore la police utilisée pour le nom de l'auteure et le titre, tout comme la couleur de ce dernier. La photographie est une oeuvre retouchée de H. Armstrong Robert. Je mets ci-dessous l'original en noir et blanc ainsi que la couverture américaine.







Suzy B.

  

dimanche 13 août 2017

PAL +1


Pile A Lire +1


Août défile et les pages aussi...


Cette semaine, ma chère Samia (merci !!!), du blog Ma Parenthèse Enchantée, m'a prêté un roman que je dois lire depuis des années et que, curieusement, je ne me suis jamais procuré !


* Coup de Foudre à Austenland, de Shannon Hale.
Résumé: Jane Hayes, 33 ans, est une jeune femme parfaitement normale et équilibrée... Ou du moins le serait-elle, sans l'adaptation par la BBC d'Orgueil et Préjugés qui a viré chez elle à l'obsession et réduit sa vie sentimentale à néant. En effet, quel homme au monde pourrait soutenir la comparaison avec Mr Darcy, joué par Colin Firth ? Et quand une parente lui laisse en héritage un séjour de trois semaines à Pembrook Park, un manoir anglais où des clientes fortunées vivent dans la peau des héroïnes de Jane Austen, les fantasmes de Jane deviennent un peu trop réel pour son bien...

Je suis siiiiii heureuse ! Les janéites comprendront mon engouement. Il me tarde de le lire, ce qui sera fait de façon certaine durant les deux prochaines semaines. Et encore un grand merci Samia !



Et vous, du nouveau ?



Suzy B.

  

samedi 12 août 2017

Confidences d'une Fleur Bleue


Confidences d'une Fleur Bleue
Auteure: Sabine Ricote
Editeur: Auto-édité avec Edilivre
Nombre de pages: 164

* Résumé *

Anaïs cherche l'amour avec un grand A. Entourée de ses animaux perspicaces et de son amie Sophie, elle multiplie les rencontres et brosse sans retenue les portraits de ses soupirants. D'aventures cocasses en rendez-vous désastreux, Anaïs étudie les comportements masculins et s'interroge sur les raisons de son célibat. Parfois désabusée, elle se ressaisit en évoquant avec humour ses souvenirs d'enfance et pose un regard amusé et décalé sur des confidences bourrées d'autodérision. Son côté fleur bleue affleure et elle sais se laisser guider vers le meilleur.
 
* Mon Avis *

Excellente lecture ! J'ai adoré découvrir la vie sentimentale de l'héroïne.

Anaïs rêve de trouver le grand amour. Cette fleur bleue reste cependant bien ancrée dans la modernité et s'amuse, avec son amie Sophie, à observer les hommes dans leur grande diversité. D'une soirée spéciale célibataires à un speed-dating, d'un rencontre furtive sur un palier - lui laissant un chat sur les bras - à une démoralisante découverte dans une salle de cinéma, en passant par le comportement d'un ouvrier de chantier ou même celui de son cheval, les tentatives de séduction sont à l'honneur, toutefois entrecoupées de souvenirs d'Anaïs enfant, d'anecdotes de professeure de collège, et de mentions d'amitiés et de liens familiaux assez hilarants.

Ce roman est un pur délice ! Avec une plume pétillante et clairvoyante sur la société, Sabine Ricote nous présente des personnages attachants. Avec énormément d'humour, elle nous décrit toutes sortes de situations, et je ne me suis pas retenue pour m'esclaffer ! Etant moi-même une fleur bleue en puissance (merci Jane Austen...), j'ai été totalement charmée par les récits d'Anaïs, jeune fleuriste célibataire qui ne baisse pas les bras et, au lieu de s'apitoyer, rit de ses déconvenues. Entourée d'animaux aux comportements tellement réalistes et désespérants qu'on est obligé d'en rire (un cheval qui se prend pour un roi, une chatte en furie qui impose sa loi à coups de griffe, un chien des plus soumis - le pauvre...), l'héroïne mentionne aussi de savoureux souvenirs d'enfance.
L'auteure déploie avec finesse des caractères variés et vrais, on croise ce type de personnages tous les jours dans la rue et c'est ce qui fait que cette aventure est vraiment drôle à lire. La psychologie humaine est examinée et retranscrite avec précision dans une ambiance très sympathique.

Vivant et rythmé, ce premier roman d'une écrivaine à surveiller (car elle promet d'intéressantes choses), est un grand bol d'air frais que je vous conseille de savourer à votre tour !



Citations:

* Faire mine de maîtriser et contrôler sa vie, c'est s'assurer de ne pas penser à ce qui nous échappe.

* Il ne se passait pas un jour sans que je ne me dise que vivre seule, c'était comme vivre à moitié.



Suzy B.