mardi 21 novembre 2017

PAL +2 et...


Pile A Lire +2 et...



...des surprises !

Bonjour les Nomades ! La semaine dernière, j'ai reçu de très jolies choses:


SP

* Keep Me in Mind, de Jaime Reed.
Résumé: Lorsqu'elle se réveille sur son lit d'hôpital, Ellia ne reconnaît pas le garçon assis à côté d'elle. Il s'agit pourtant de Liam, son petit ami depuis deux ans. Son petit ami ? Ellia n'en a aucun souvenir. Elle se souvient de son propre prénom. De ses parents. Et de sa meilleure amie. Elle se souvient qu'elle rêve de travailler dans la mode. Mais pas d'avoir aimé Liam. Et plus celui-ci essaie de la convaincre, plus elle peine à y croire. Alors Liam, dévasté, se lance pour elle dans l'écriture de leur histoire commune. Ainsi pense-t-il faire renaître les sentiments d'Ellia pour lui. Mais leur histoire est-elle vraiment celle qu'il croit avoir vécue ? Et si, finalement, celle-ci n'avait été qu'un leurre destiné à dissimuler leurs histoires respectives ?

Je remercie Babelio et sa Masse Critique, ainsi que La Martinière Jeunesse pour cet envoi. Ce roman me tentait énormément et j'ai bien hâte de le découvrir !

*****
* Daringham Hall, tome 1: L'Héritier, de Kathryn Taylor.
Résumé: Jeune vétérinaire, Kate se rend fréquemment chez les Camden, propriétaires de Daringham Hall, un manoir cossu en plein campagne anglaise. Sur place, Ralph, le patriarche du clan est sens dessus dessous: il a reçu un pli d'avocat lui notifiant que Ben Sterling, un entrepreneur américain qui a fait fortune dans les nouvelles technologies, serait son fils. Au sein de la famille, cette lettre fait l'effet d'un coup de tonnerre. Ben a clairement l'intention de venger sa mère, de réclamer sa part d'héritage et de s'approprier le titre de baronnet, qui échoit à l'aîné des héritiers. Mais, le jour où Ben décide de se rendre sur place pour affronter les Camden, il est victime d'une double agression, qui le laisse amnésique. Kate lui vient alors en aide...

Recevoir ce livre a été une vraie surprise ! Les éditions de l'Archipel ont proposé plusieurs SP dernièrement, j'ai tenté ma chance pour ce roman qui correspond tout à fait à mon style de lecture en ne pensant pas du tout être sélectionnée. Et voilà que je le trouve sans crier gare dans ma boîte aux lettres. Et il était, de plus, accompagné de jolis marques-pages:

 
Curieusement, l'amnésie est le point commun des romans que j'ai reçu, j'aime beaucoup cette coïncidence ! 


Cadeau

* Le Point: Harry Potter

Et pour terminer, ma Chère Maman m'a fait le joli cadeau que voilà: le magazine hors-série spécial "Harry Potter" sorti ce mois-ci et qui était trouvable quasiment nulle part. Je suis ravie !




Suzy B.

  

dimanche 5 novembre 2017

PAL +1

  
Pile A Lire +1 



Bonsoir les Nomades !

Cette semaine, j'ai reçu une chouette proposition de SP:

* Emulsion: Au-Delà du Visible, de Vanaly Nomain.
Résumé: Deux mondes. Deux amours. Un choix impossible. Une quête de soi qui attire Maïa dans un voyage mystique et quantique, mêlant Orient et Occident, illusion et réalité, au coeur de l'amour éternel. Emulsion, ce sont des âmes qui se cherchent et ne se trouvent pas. Le visible et l'invisible, unis dans une émulsion alchimique. Du Laos à la France, dans l'esprit de la jeune fille de quinze ans, tout se mêle, se chevauche, se lie. Mais la rencontre avec un étrange garçon bascule sa vie et lui impose de faire le choix d'un destin dans un monde en perdition.

L'auteure m'a contacté pour me proposer de découvrir son roman, et quand on lit ce résumé vraiment intriguant... difficile de résister ! J'ai hâte de lire cette histoire.



Suzy B.

 

jeudi 2 novembre 2017

Bilan Lecture Octobre 2017


Bilan du mois d'Octobre 2017



Ouh... ce fut un petit mois les Nomades !

En Octobre, j'ai lu assez lentement et, dans l'ensemble, des lectures intéressantes, que j'ai bien aimé, ainsi qu'une relecture Coup de Coeur ! :D

 
* Mes Lectures *

* Salem, de Stephen King.
Une lecture angoissante idéale pour ce mois d'Halloween puisqu'elle parle de vampires. J'ai bien aimé !

* Bittersweet, de Colas Droin.
Très jolie découverte que ce petit roman que j'ai eu grâce à une Masse Critique de Babelio. Cette histoire est émouvante !

* CHERUB, Mission 12: La Vague Fantôme, de Robert Muchamore.
Un tome que je redoutais mais que j'ai apprécié. J'ai désormais hâte de lire ce que va donner la suite sans le héros principal.

* La Belle et le Télépathe, de Georges Moussa.
Je n'ai pas accroché à la plume de l'auteur, cependant l'histoire est captivante et le message passé, très beau.

* Une Vie Entre Deux Océans, de M.L. Stedman.
Un roman avec moins de rythme que je n'escomptais mais intelligent et psychologique.

Avis partagé pour cet ouvrage. La première pièce m'a parue très drôle et la seconde ne m'a pas emballée...

* Jane Eyre, de Charlotte Brontë.
Cette relecture était, est, et restera un Coup de Coeur. J'ai pris beaucoup de plaisir à redécouvrir ces pages comme si c'était la première fois. Cette histoire me charme tellement !
 
  
* Evolution de la PAL *

Prêts: Shining et CHERUB #13.

Masse Critique Babelio: Les Premières Aventures d'Arsène Lupin.

Gain Concours: Everything, Everything, gagné chez Les Instants Volés à la Vie.


J'ai été très sage ce mois-ci en ne recevant que quatre ouvrages. En ayant lu sept, il advient que ma Pile A Lire a baissé de trois titres par rapport au mois dernier et en comptabilise donc désormais 85
Je suis donc EN-CHAN-TEE !!!




(l'image du mois: un montage photo de l'adaptation 2006 de "Jane Eyre")


 
Et vous, votre bilan ?



Suzy B.

  

mercredi 1 novembre 2017

Jane Eyre


Jane Eyre
Titre original: "Jane Eyre"
Auteure: Charlotte Brontë
Editeur: Presses Pocket
Traduit par: Sylvère Monod
Préface et commentaires de: Catherine Lanone et Hubert Teyssandier
Nombre de pages: 736

* Quatrième de Couverture *

Lire et voir les classiques: la collection de référence qui allie le texte et l'image. Dans chaque volume, le texte intégral, un préface, un dossier historique et littéraire, un cahier iconographique en couleurs.

Depuis sa publication en 1847, "Jane Eyre" n'a jamais cessé d'être l'un des romans anglais les plus célèbres et les plus admirés. Ce drame de la solitude et de la servitude, baignant dans un inoubliable climat d'étrangeté, est ici étudié sous tous ses aspects grâce à une documentation en partie inédite en français: réactions à la publication du livre, correspondance, articles de presse et extraits de romans de l'époque.
  
* Mon Avis *
Coup de Coeur

Après les oeuvres de Jane Austen, il n'est de roman que j'aime tant que "Jane Eyre", de Charlotte Brontë.

Depuis la mort de ses parents, Jane Eyre est élevée à Gateshead par Mrs Reed, sa tante qui la déteste et ignore délibérément les maltraitances dont elle est victime de la part de son cousin. A ses dix ans, elle est envoyée en pension à Lowood, un école insalubre où les élèves travaillent aussi durement qu'elles sont peu nourries. Huit ans plus tard, Jane est engagée comme gouvernante à Thornfield, un manoir appartenant au sombre monsieur Rochester, où elle va avoir à charge l'éducation d'une fillette française, Adèle. Au fil du temps qui passe, la jeune femme s'attache de plus en plus aux habitants de Thornfield, et en particulier à son patron, tout farouche qu'il est; malheureusement, la demeure recèle un terrible mystère que la jeune femme est tout près de découvrir.

"Jane Eyre" est un roman fabuleusement bien écrit; mêlant un côté gothique à une romance passionnante, il est raconté sous la forme d'une biographie et aborde avec impétuosité les thèmes de la pauvreté, des convenances à respecter sous le règne victorien, et de la recherche de liberté et de bonheur à une époque où les statuts, les titres et les richesses définissaient les gens. C'est un roman intelligent et écrit avec une passion que l'on ressent à chaque instant.
Jane est une héroïne qui ne ressemble pas aux autres: Charlotte Brontë casse les codes du XIXème siècle en nous présentant une jeune femme laide, indépendante, audacieuse et professionnellement active; son passé est sa faiblesse, elle est tourmentée mais forte, on s'attache profondément à elle. Monsieur Rochester, lui, est tout aussi laid et de nature sauvage, brusque, cependant son intelligence et la complicité qui, rapidement, le lie à notre héroïne le rendent tout de suite intéressant et même séduisant.
Tout est fait pour que l'on ne veuille plus lâcher ce livre: du tragique de la vie de Jane, des afflictions qu'elle subit avec dignité les unes après les autres, on passe par de la romance dont les déclarations d'amour comme les ruptures sont absolument sublimes; des pérégrinations de l'héroïne aux récits intérieurs, l'histoire va toujours au fond des sentiments de cette gouvernante et de ses idées féministes, et, en peu de mots, il nous est permis de comprendre également ceux des personnes qui l'entoure. Le récit torturé est parfois rehaussé de notes d'humour - surtout lorsque Jane et M. Rochester conversent ensemble - qu'il est agréable de ressentir, mais vraiment chaque ligne nous donne envie d'aller plus loin et ce ne sont pas les secrets de Thornfield qui modifieront cela !

A la fin de cette édition, un dossier historique nous permet de comprendre la conception de ce roman - s'il paraît tellement authentique, c'est que l'écrivaine a elle-même vécu certaines des épreuves que rencontre sa protagoniste principale -, son accueil par la critique et l'historique global de la vie des Brontë; c'est vraiment très intéressant !

Cela fait maintenant plusieurs fois que je lis ce récit, et je ressens à chaque fois le même enthousiasme, la même exaltation, que lors de ma première lecture ! J'aurai tant à dire et pourtant il me serais impossible de retranscrire mon sentiment exact envers cette histoire. Je crois que je ne me lasserai jamais de lire "Jane Eyre"; ce roman est puissant, intelligent et émouvant !
 
* Parlons Couverture *

Cette collection se spécialise dans la lecture de classiques en intégrant quelques pages imagées - que l'on trouve en milieu d'ouvrage -, nous avons en conséquence une couverture peu conventionnelle, pas très jolie mais intéressante. Nous découvrons les premières lignes du roman avec, de haut en bas: le portrait de Charlotte Brontë; une vue de Haworth, où elle vécu avec sa famille; une peinture de Richard Redgrave, "La Gouvernante Pauvre", représentant l'isolement de ces femmes qui n'étaient considérées ni comme des membres de la famille, ni comme des domestiques; et une image de l'adaptation de 1944 montrant Joan Fontaine en Jane Eyre (Orson Welles jouait alors M. Rochester).



Citations:

* - Si le monde entier te haïssait et te tenait pour méchante, alors que ta propre conscience t'approuverait et t'absoudrait de toute faute, tu ne serais pas sans amis.

* Quand je croyais à quelque chose j'avais envie de le voir.

* Il est vain de prétendre que les êtres humains doivent se satisfaire de la tranquillité; il leur faut du mouvement; et s'ils n'en trouvent pas, ils en créeront.

* Les pressentiments sont d'étranges choses, de même que les sympathies et les présages; les trois réunis constituent un seul et même mystère dont l'humanité n'a pas encore trouvé la clef. Jamais de ma vie je ne me suis moquée des pressentiments, car j'en ai moi-même éprouvé d'étranges. Il existe, je crois, des sympathies dont le mécanisme déroute l'intelligence humaine (par exemple entre des parents très éloignés, séparés depuis longtemps, complètement détachés l'un de l'autre, mais qui se reconnaissent, malgré leur désaffection, la source unique à laquelle remonte l'origine de chacun). Quant aux présages, pour autant que nous le sachions, ils ne sont peut-être que la manifestation d'une sympathie entre la nature et l'homme.

* - On peut exprimer autant de sentiment en un mot qu'en cent, si c'est un mot venu du coeur.

* La sensibilité sans le jugement n'est en vérité qu'une potion bien insipide; mais le jugement qui n'est pas tempéré par la sensibilité est une substance trop amère et trop rugueuse pour pouvoir être avalée par un gosier humain.

* - Merci, monsieur Rochester, de votre grande bonté. Je suis étrangement heureuse de me retrouver avec vous; car l'endroit où vous êtes, quel qu'il soit, est celui où je suis chez moi, le seul où je sois chez moi.

* Il n'est pas de plus grand bonheur que d'être aimé par son prochain et de sentir qu'on contribue par sa présence à la satisfaction d'autrui.

* Au nombre de mes imperfections figure celle-ci: si ma langue est parfois assez prompte à la riposte, il y a des moments où elle me fait cruellement défaut pour ce qui est d'inventer une excuse; et ces défaillances se produisent toujours à un moment critique, quand j'aurais particulièrement besoin d'un mot aisé ou d'un prétexte plausible pour me tirer d'un embarras pénible.

* - Les êtres humains ne goûtent jamais un bonheur parfait en ce monde. Je ne suis pas née pour connaître un destin différent de celui du reste de l'espèce.




Suzy B.

   

dimanche 29 octobre 2017

PAL +2


Pile A Lire +2



Bonjour les Nomades !

Cette semaine j'ai reçu deux jolis ouvrages.


Masse Critique Babelio

* Les Premières Aventures d'Arsène Lupin, de Maurice Leblanc.
Résumé: Né en 1905 dans le magazine Je Sais Tout, Arsène Lupin, gentleman cambrioleur, est une figure universelle de la littérature criminelle. Le gros album Omnibus regroupe l'intégrale des textes parus dans Je Sais Tout enrichis des illustrations originales. Plus de 600 pages, une maquette élaborée, la totalité des 130 magnifiques dessins d'origine, un emboîtage ajouré... tout est réuni pour faire de cet album aussi somptueux qu'impressionnant un must pour les petits et les grands.

A la dernière Masse Critique de Babelio, j'ai repéré ce joli coffret qui m'a tout de suite tenté. J'ai toujours été intriguée par ce héros si mythique: Arsène Lupin. J'ai vraiment hâte de le découvrir enfin sous la plume de Maurice Leblanc.

  
Gain Concours

* Everything, Everything, de Nicola Yoon.
Résumé: Ma maladie est aussi rare que célèbre, mais vous la connaissez sans doute sous le nom de "maladie de l'enfant-bulle". En gros, je suis allergique au monde. Je viens d'avoir dix-huit ans, et je n'ai jamais mis un pied dehors. Un jour, un camion de déménagement arrive. Je regarde par al fenêtre et je le vois. Le fils des nouveaux voisins est grand, mince et habillé tout en noir. Il remarque que je l'observe, et nos yeux se croisent pour la première fois. Dans la vie, on ne peut pas tout prévoir, mais on peut prévoir certaines choses. Par exemple, je vais certainement tomber amoureuse de lui. Et ce sera certainement un désastre.

Comment ne pas avoir entendu parler de ce roman ? Depuis sa sortie, je le vois passer sur de nombreux blogs accompagné d'avis très positifs. Alors forcément j'étais curieuse de le lire. Je remercie de tout coeur Djihane, du blog Les Instants Volés à la Vie, chez qui j'ai eu la chance de gagner ce roman !



Suzy B.

  

samedi 28 octobre 2017

Les Deux Gentilshommes de Vérone; Le Marchand de Venise


Les Deux Gentilshommes de Vérone;
Le Marchand de Venise
Titres originaux: "The Two Gentlemen of Verona"; "The Merchant of Venice"
Auteur: William Shakespeare
Editeur: RBA France, collection Le Monde
Traduit par: François-Victor Hugo
Nombre de pages: 287

* Résumé *

Complexe, aboutie et d'une grande intensité tragique, "Le Marchand de Venise" est l'une des plus belles comédies de Shakespeare. Les thèmes de l'argent et de la justice s'y entremêlent avec ceux de la musique et de l'amour.
Comédie de jeunesse du dramaturge, "Les Deux Gentilshommes de Vérone" traite, elle, de l'amitié et de la fidélité.
Outre l'introduction de François-Victor Hugo, vous trouverez dans ce dixième volume des oeuvres complètes de Shakespeare, une préface de François Laroque, professeur émérite à la Sorbonne Nouvelle-Paris 3.
 
* Mon Avis *

Etrange, comme deux pièces de théâtre affiliées l'une à l'autre peuvent provoquer des sentiments si différents ! Ce fut le cas pour moi ici.

"Les Deux Gentilshommes de Vérone" est la pièce de Shakespeare qui m'a fait le plus rire jusqu'à présent. Il s'agit de l'une des premières oeuvres écrites par le dramaturge, et cela se ressent; loin des drames qu'il nous a fait connaître par la suite, il nous offre ici une comédie satirique sur l'amitié et l'amour.

Protée et Valentin sont deux amis d'enfance qui doivent se séparer. Alors que le premier, éperdument amoureux de Julia, reste à Vérone pour courtiser la demoiselle, Valentin doit quitter la ville pour s'installer à Milan où, lui qui se moquait de la faiblesse de coeur de son ami, va être ébloui par la belle Sylvia, déjà convoitée et promise par son père à Thurio. Protée, qui a désormais gagné l'amour de Julia, s'autorise à rejoindre son ami mais va, à son tour, devenir fou amoureux de Sylvia; il a tôt fait de trahir ses promesses d'amour envers celle qui l'attend à Vérone et va même aller jusqu'à évincer Valentin, le faisant bannir de Milan, pour tenter de se faire aimer par Sylvia.

Cette histoire raconte la trahison, l'amitié, l'amour, la servitude. Le style est vraiment différent de ce que j'ai pu lire de William Shakespeare jusqu'à aujourd'hui, même si le dramatique garde sa place au fil de l'intrigue. Le ton est globalement léger, les personnages burlesques - dont un serviteur-bouffon qui se plaît au jeux de mots. Le tragique succède cependant parfois au drôle avec un déroulement de l'histoire bien mené. Bien que la fin soit tout à fait bâclée et absurde, voire aberrante, j'ai passé un bon moment avec cette comédie, et le clin d'oeil à "Robin des Bois" m'a beaucoup plu !

*****

"Le Marchand de Venise" reprend une légende largement connue à l'époque, où les Chrétiens persécutaient les Juifs, la mêlant à une autre histoire mythique.

Pour rejoindre et épouser la femme dont il est tombé amoureux, Bassanio a besoin d'argent, qu'il demande à son très proche ami Antonio, un fortuné marchand vénitien. Mais les richesses de celui-ci sont toutes engagées sur des bateaux en mer; Antonio va alors chercher à emprunter la somme voulue à son ennemi, Shylock, qu'il méprise à cause de sa religion. Ce dernier fini par accepter avec pour condition, si le prêt n'est pas remboursé en temps et en heure, de prélever une livre de la chair d'Antonio. Ce qui n'était qu'une plaisanterie va vite tourner au sérieux. En aparté, la fille de Shylock s'enfuit avec l'homme qu'elle aime, et Portia, la riche héritière convoitée par Bassanio, va devoir lui faire choisir, pour pouvoir l'épouser, entre trois coffres mystérieux: l'un en or, l'autre en argent, et le dernier en plomb.

J'ai eu beaucoup de mal avec cette histoire; si François-Victor Hugo n'avait pas été là, je l'aurai détestée, mais heureusement le traducteur défend très bien l'oeuvre dans son introduction et m'a permis de mieux la comprendre. 
"Le Marchand de Venise" nous présente un anti-héros: Antonio, qui est habité d'une magnifique amitié envers Bassanio, mais que je n'ai su apprécier en raison de son comportement raciste, dont il n'éprouve aucun remords de toute la pièce (et il n'est pas aisé de le comprendre, puisqu'on le rencontre pour la première fois dans un état de morosité qui ne nous est pas expliqué).
La persécution antisémite date de très loin et, du temps de Shakespeare, la chose était admise de tous, acceptée et même revendiquée. Or, l'ignoble propos m'a toujours révoltée. Ici, nous avons donc un Shylock dépeint comme terrible - il veut ôter la chair d'un être humain ! - mais le dramaturge offre à son personnage une voix, un plaidoyer et c'est, pour moi, ce qui sauve cette pièce; car par la dithyrambe de Shylock, c'est tout un peuple qui parle, et c'est ce que François-Victor Hugo m'a fait comprendre (merci donc à lui).
 Quant aux personnages féminins... je n'ai su qu'en penser, si ce n'est que j'ai eu la nette impression qu'elles étaient très aimées grâce (à cause ?) de leur argent. Pas très glorieux, donc.

Encore maintenant je ne sais comment traduire mon ressenti envers cette oeuvre, mais il est certain que je n'ai pas pris un immense plaisir à la lire, et qu'elle m'a fait réagir.



Citation:

* Antonio - Je tiens ce monde pour ce qu'il est, Gratiano: un théâtre où chacun doit jouer son rôle.



Suzy B.

   

vendredi 27 octobre 2017

Une Vie entre Deux Océans


Une Vie entre Deux Océans
Titre original: "The Light Between Oceans"
Auteure: M. L. Stedman
Editeur: Le Livre de Poche
Traduit de l'anglais (Australie) par: Anne Wicke
Nombre de pages: 523

* Quatrième de Couverture *

Après avoir connu les horreurs de la Grande Guerre, Tom Sherbourne revient en Australie. Aspirant à la tranquillité, il accepte un poste de gardien de phare sur l'île de Janus, un bout de terre sauvage et reculé. Là, il coule des jours heureux avec sa femme, Isabel. Un bonheur peu à peu contrarié par leurs échecs répétés pour avoir un enfant. Jusqu'au jour où un canot vient s'échouer sur le rivage. A son bord, le cadavre d'un homme, ainsi qu'un bébé, sain et sauf. Pour connaître enfin la joie d'être parents, Isabel demande à Tom d'ignorer les règles, de ne pas signaler "l'incident". Une décision aux conséquences dévastatrices...
 
* Mon Avis *

"Une Vie entre Deux Océans" est un roman puissant qui nous plonge en profondeur dans la psychologie de son couple de personnages principaux.

Tom Sherbourne est gardien de phare sur l'île isolée de Janus Rock, au large de l'Australie, où il vit en compagnie de sa femme Isabel. Un jour, un canot s'échoue sur la plage, révélant le cadavre d'un homme et la présence d'un nourrisson encore en vie que le couple se dépêche de recueillir. Mais alors que Tom souhaite signaler, le plus vite possible, l'évènement aux autorités du continent, Isabel le supplie d'attendre. Cette femme, qui a subie plusieurs fausses couches, a un intense besoin de materner; elle voit en l'arrivée du bébé un signe du destin et va réussir à persuader son mari de ne rien révéler à qui que ce soit et d'adopter, sans le dire à personne, la petite qu'ils vont nommer Lucy. Si Isabel s'épanouit rapidement dans son rôle de maman, Tom est rongé par la culpabilité à l'idée que Lucy a peut-être une vraie famille qui l'attend quelque part.

J'ai été moins fascinée par ce roman que je ne l'espérais en lisant tant d'avis coups de coeur le concernant lui ou son adaptation cinématographique. Néanmoins, je l'ai trouvé très intéressant !
Ce qui m'a en tout premier lieu surprise, c'est que cette histoire ne comporte pas énormément d'action, ou, plutôt, que le début n'est pas très rythmé; j'ai donc ressenti quelques longueurs. Mais ce roman est vraiment captivant grâce à la psychologie détaillée des héros, notamment celle de Tom. Cet ancien militaire est hanté par les doutes, le récit est vraiment centré sur le dilemme dont il à affaire, entre son amour immuable pour Isabel et sa raison le persuadant que ce qu'il permet de faire est mal; c'est un énorme cas de conscience et je pense même que nombre de lecteurs et lectrices seront eux-mêmes, comme je l'ai été, partagés sur la question !
Le contraste avec les pensées d'Isabel est d'autant plus flagrant, elle qui tombe immédiatement amoureuse de l'enfant et va la chérir comme sa propre mère. Elle est totalement centrée sur la vie de Lucy et leur bonheur familial à tous et ne laisse rien venir ternir cela; peu importe les éléments qui pourraient changer cet état de fait, on la ressent prête à se battre, prête à tout pour garder la petite.

C'est intelligent et il y a une certaine puissance qui se dégage de ces lignes. La plume de l'auteur ne m'a pas tant éblouie que ça, les flashbacks dans le passé des personnages ne m'ont, malgré leur importance, pas forcément intéressée, mais l'imagination dont fait preuve M. L. Stedman et la facilité qu'elle a de reproduire les craintes de ses personnages sur le lecteur m'a beaucoup plu !
C'est donc un très joli roman, psychologique et percutant.
 
* Parlons Couverture *

Cette image de couverture est parfaite; le phare de Janus Rock est un élément majeur du récit, presque toute l'histoire tourne autour de lui. J'aime beaucoup !



Suzy B.