lundi 12 juin 2017

Reine des Lumières


Reine des Lumières
Auteure: Karin Hann
Editeur: Editions du Rocher
Nombre de pages: 419

* Quatrième de Couverture *

1745 - Jeanne-Antoinette Le Normant d'Etiolles, née Poisson, accède officiellement au statut de favorite. Véritable révolution de palais, qui voit s'établir une femme de petite noblesse aux côtés de Louis XV. Les mauvaises langues parient d'ailleurs sur la brièveté de sa faveur. Or, grâce à son charme, à son intelligence, à sa jovialité et à sa bienveillance, celle qui est bientôt titrée marquise de Pompadour conquiert au contraire durablement le coeur du roi et devient, au-delà de l'alcôve, une éminence grise dont l'influence politique et artistique s'accroît inexorablement. Bâtisseuse infatigable, esprit éclairé, esthète cultivée et raffinée, elle est l'amie des philosophes, des hommes de lettres, des scientifiques, des peintres et des musiciens, qu'elle protège, pensionne et encourage.

Avec talent et érudition, Karin Hann nous livre, à travers une fresque romanesque très vivante, l'étourdissante chronique d'un règne singulier, à la rencontre des plus grandes figures qui l'ont éclairé. Voltaire, Rousseau, Diderot, Casanova, Boucher, Beaumarchais, Buffon, le chevalier d'Eon, y côtoient l'audacieuse marquise dont l'éclat incomparable rayonne sur cette époque foisonnante. Femme attachante et mystérieuse, madame de Pompadour intrigue et séduit, car plus encore que la favorite du roi, elle fut bel et bien... la reine du siècle des Lumières !
 
* Mon Avis *

Passionnante, Karin Hann partage avec nous ce que fut la vie de Madame de Pompadour auprès du roi Louis XV.

Après leur rencontre en 1743 (vraisemblablement organisée), le Bien-Aimé - surnom donné au roi - s'attache rapidement à cette jolie femme. Plus que sa beauté, son intelligence et sa pétillante gaieté la rendent bientôt indispensable au monarque, mais plus encore son dévouement à l'égard de celui-ci qui est bien souvent gagné par des accès de mélancolie. Mais femme mariée et mère d'une petite Alexandrine, Jeanne-Antoinette va se voir détestée par la famille royale très pieuse, la Cour et même le peuple qui ne vont pas accepter qu'elle devienne la Favorite et maîtresse d'un roi censé représenter Dieu sur terre. Pendant vingt ans, la marquise n'aura de cesse d'assurer sa position auprès du souverain, alors même que leur relation devient platonique et purement amicale. Traquant les pamphlets, nombreux, la discriminant, évinçant les jeunes maîtresses du roi qui pourraient ambitionner de grandes choses, accablée de lettres de menaces, la marquise de Pompadour - devenue duchesse dans ses dernières années, mais son titre de marquise perdurera par habitude d'être utilisé - va trouver du répit et de l'apaisement dans les Arts, pour lesquels elle se passionne. Littérature, musique, peinture, pièces de théâtre sont autant de distractions qui lui feront connaître et côtoyer les éminentes personnalités du siècle des Lumières. Sa position lui permettra de promouvoir les artistes qu'elle affectionne et, entre deux constructions et/ou rénovations de bâtiments, cette architecte se placera en politique avec bon sens.

Karin Hann écrit son récit d'une manière romancé qui sied bien à l'histoire que l'on découvre. Fort de nombreuses anecdotes historiques, ce roman n'en est pas lourd pour autant et l'auteure nous offre maintes explications en annexes. Il n'est pas toujours facile de s'y retrouver parmi les grands noms qui parsèment ces pages, mais cette variété de rencontres est cependant agréable et forcément captivante; j'ai pris un réel plaisir à cette lecture, tant que je l'ai fait durer et que j'aurai apprécié y être encore pour un moment. La marquise était une femme intéressante et sa complicité avec Louis XV, élément central de cet ouvrage, est vraiment fascinante. Certains puristes de l'Histoire pourront s'insurger, de mon côté j'excuse les libertés prises par l'auteure en manipulant les citations historiques disséminées au cours des petits chapitres que l'on dévore - en les attribuant notamment à d'autres personnes que leurs créateurs.

"Reine des Lumières" est un ouvrage complet et plaisant à parcourir, Karin Hann s'attache à chaque détail marquant de l'existence de Jeanne-Antoinette d'Etiolles de 1743 à sa fin en 1764, ce qui en fait un livre aux sujets secondaires variés.
 
* Parlons Couverture *

Que dire... que dire... si ce n'est: quelle couverture ! Ou plutôt quelle toile ! Ce "Portrait de la marquise de Pompadour", un pastel de Maurice-Quentin de La Tour, est vraiment sublime ! Les couleurs m'ont immédiatement séduite, et il est intéressant d'apprendre au cours des lignes de Karin Hann que la marquise voulut se poser en protectrice des Arts et des Sciences. Cela explique que figure entre les mains de la jeune femme la partition du "Devin du Village" de Rousseau, un carnet de croquis à ses pieds, et derrière elle certains ouvrages qui lui étaient chers dont "L'Encyclopédie" de Diderot et d'Alembert, "L'Esprit des Lois" de Montesquieu et l'"Henriade" de son ami Voltaire. Surtout, elle attendait de la sobriété de ce portrait, c'est pourquoi elle y apparait sans aucun bijoux.
Sur le tableau entier, on trouve également un instrument de musique et un globe terrestre.
Une toile qui me plaît énormément, vous l'aurez compris.



Citations:

* - Je m'enivre de votre livre d'une manière ou d'une autre, expliqua-t-elle d'un air mutin, car si j'en savoure le texte, j'en apprécie également l'odeur. J'adorerais pouvoir capturer en une fiole les fragrances du vélin et de l'encre fraîche. Vous n'imaginez pas à quel point la lecture peut être un plaisir sensuel...

* - On ne peut tout maîtriser ! Il existe des hasards qui nous dépassent, ne croyez-vous pas ?

* Il serrait dans ses bras la femme qu'il aimait. Il l'aimait comme la mère qu'il n'avait plus, comme la soeur qu'il n'avait jamais eue, il l'aimait comme une amie, une confidente, il l'aimait comme une presque reine, comme il aurait dû aimer son épouse, il l'aimait contre sa famille, contre la Cour, contre le peuple et contre Dieu. Il l'aimait en dépit de tout, du devoir, de ses obligations, de ses voeux de mariage, de son statut de roi. Et il sut, en cet instant, que jamais il ne pourrait se séparer d'elle. Elle était son principal ministre, mais aussi son âme soeur, l'unique personne capable de le rassurer et de lui donner envie de vivre.
Elle était son essentiel, et il n'avait qu'elle.



Suzy B.

  

PAL +2


Pile A Lire +2


Bonjour les Nomades !

On m'a prêté deux nouveaux tomes de sagas:

* Le Journal d'une Grosse Nouille, tome 4: Une Compet' Al Dente, de Rachel Renée Russell.
Résumé: Les trucs de Nikki pour réussir une soirée "spécial patinage": patiner pour une bonne raison (qui plaise aussi à Brandon); faire équipe avec ses MAV; dégager l'infâme Mackenzie; vérifier qu'on sait patiner...

J'ai très rapidement lu cet ouvrage, mon avis arrivera sur le blog dans la semaine.

*****

* CHERUB, Mission 10: Le Grand Jeu, de Robert Muchamore.
Résumé: Le camp d'entraînement militaire de Fort Reagan recréé dans les moindres détails une ville plongée dans la guerre civile. Dans ce décor ultra réaliste, quarante soldats britanniques sont chargés de neutraliser tout un régiment de l'armée américaine. L'affrontement semble déséquilibré, mais les insurgés disposent d'une arme secrète: dix agents de CHERUB prêts à tout pour remporter la bataille...

Pour une fois, le résumé me tente moins... J'attends de voir.



Bonne semaine à toutes et à tous !



Suzy B.

 
  

lundi 5 juin 2017

L'Enfant des Sortilèges


L'Enfant des Sortilèges
Auteur: Ulrich Stalker
Editeur: Auto-édité avec Librinova
Nombre de pages: 99

- Résumé -

L'éducation n'épargne pas les hommes de changer de trajectoire !

Quand Mathieu délaisse les livres et la musique pour se consacrer à la médecine, ne renonce-t-il pas à ses rêves ? C'est d'un sacrifice que l'homme devient homme. Que va devenir son ami Marc-Antoine qui n'excelle pas dans la musique ? Ne risque-t-il pas de se brûler les ailes ? Pourquoi sa professeure de français Aude Clermont représente-t-elle aux yeux de Mathieu l'illumination balzacienne ? Lors d'un dîner avec Audrey, il ignore que l'étudiante désire s'affranchir de son éducation parentale. Le soir où il fête son baccalauréat, pourquoi n'a-t-il pas séduit Cécile ?
A vint-six ans, il devient médecin généraliste... Quand il ausculte et rédige les ordonnances, il découvre des vies. L'artiste peintre Bernard Morin va-t-il exposer dans des galeries ? Le fils d'une patiente va-t-il lire Alexandre Dumas ? Comment un communiste renie-t-il ses idéaux ?
 
- Mon Avis -

Ce récit est surprenant et fourmille de réflexions ontologiques.

De 1951 à 1991, nous suivons Mathieu et assistons à ses choix de vie. Né de parents libraires, il se passionne très vite pour la littérature et se plaît dans les idées des hommes de lettres et autres philosophes, tel Sénèque. Ecoutant avec admiration la musique de Beethoven, la nature dépressive du jeune homme va finir par inquiéter son oncle qui va le diriger vers des études de médecine. S'épanouissant dans ce domaine, Mathieu va n'avoir de cesse de considérer les gens qui l'entoure, en les critiquant parfois, et philosopher sur l'existence tout en abhorrant la modernité et la mode anglo-américaine, pour lui idéalement représentées par les Rolling Stones.

J'ai rarement lu une plume aussi étonnante que celle d'Ulrich Stalker. La construction du récit, totalement au présent et à la troisième personne du singulier, semble assez décousue (comme si l'écrivain avait jeté ses idées sur le papier à mesure qu'elles lui venaient) même si une certaine logique en ressort. Mais cela a l'inconvénient de perdre le lecteur: les personnages sont souvent nommés "il" alors même que l'on passe de l'un à l'autre; les différencier devient parfois compliqué, je me suis souvent demandé de qui parlait l'auteur à tel ou tel instant et il me fallait donc revenir en arrière pour bien comprendre un passage. Ulrich Stalker a tendance à faire de courtes phrases, faites pour devenir des citations, mais une atmosphère assez amère ressort du texte et je ne saurai déterminer si l'auteur a voulu être sincère ou satirique envers son héros.
Attentive à ma découverte de cette plume atypique, j'en ai délaissé Mathieu. Assister à ses observations sur les personnes qu'il côtoie ou croise reste cependant obnubilant. Finalement, tout en lui trouvant beaucoup de défauts, j'ai apprécié ses délibérations intérieures sur le monde qui l'entoure; même si je ne partage certaines de ses opinions, il y a de nombreuses idées intéressantes et le récit en devient captivant.

Plus qu'une histoire, Ulrich Stalker se pose en métaphysicien et nous livre un essai philosophique constructif, où l'opinion du héros est expliquée et où l'auteur semble analyser le fonctionnement du genre humain. C'est intrigant de bout en bout.
 
- Parlons Couverture -

Cette couverture est simple est efficace. La photo, dotée d'une couleur presque sépia que j'affectionne, nous présente deux des passe-temps du personnage principal: le livre et le stéthoscope / la lecture comme mantra et la médecine pour métier et découverte du monde qui l'entoure.
Je ne suis pas certaine que le titre corresponde bien au récit qui nous est livré, mais ça c'est une autre histoire.



Citations:

* Dans la vie, les êtres humains avancent ou reculent en fonction de leur destinée propre. Faire un choix devient presque semblable à un danseur de corde qui avance et qui cherche en permanence son équilibre. Trop à droite ou à gauche et l'homme perd sa trajectoire et sombre dans le précipice.

* [...] dans la vie, l'aventure humaine permet de découvrir d'autres perspectives et d'envisager le monde autrement que par des critères de réussite comme valeur absolue.



Suzy B.

  

dimanche 4 juin 2017

PAL +2


Pile A Lire +2


Bonjour, bonjour,

Pour cette première semaine de Juin, l'auteure Alexandra Lanoix m'a envoyé les deux derniers tomes d'une trilogie dont j'avais beaucoup aimé le premier opus:

* Rendez-Vous avec ma Star, tomes 2 et 3.






Le tome 1 m'avait séduite mais je ne m'en souviens plus trop, donc je vais le relire avant de découvrir ces deux-là. Je ne partage pas les résumés car ils dévoilent des révélations sur l'intrigue, mais quoi qu'il en soit, j'ai hâte !



Suzy B.

  

vendredi 2 juin 2017

Bilan Livresque Mai 2017


Bilan du mois de Mai 2017


Nouveau mois, nouvelles lectures !

En Mai, fait ce qu'il te pl... Non, j'arrête. ^^ Encore un mois plutôt paisible avec d'agréables lectures et de plaisantes découvertes.


* Mes Lectures *

Ce mois-ci, j'ai lu 10 livres, comme le mois dernier !

* Arthur et la Cité Interdite, de Luc Besson.
Ce second tome m'a beaucoup plus séduite que son prédécesseur grâce à son rythme.

Un sujet intéressant, mais je n'ai pas été surprise par cette romance.

Second SP pour L'Asiathèque, l'univers de l'auteur m'a bien plu.

Ce tome captivant m'a charmée, le traitement du thème du harcèlement est bien pensé.

* La Chambre de Mamie, de Dany Boutigny.
Récit intrigant et original que celui-ci. J'ai beaucoup aimé la seconde partie du roman.

Sans doute l'une des sorties que j'attendais le plus de pouvoir découvrir ! J'ai été séduite par les personnages singuliers et attachants.

* CHERUB, Mission 08 1/2: Soleil Noir, de Robert Muchamore.
Un petit tome entre-deux qui n'a rien à envier aux plus épais de la saga. J'ai passé un bon moment !

* CHERUB, Mission 09: Crash, de Robert Muchamore.
Ce neuvième opus m'a tout aussi plu ! Je ne me lasse pas de cette saga fort sympathique.

* La Maison de l'Orchidée, de Lucinda Riley.
Voici ma MEILLEURE LECTURE DU MOIS ! J'ai enfin eu l'occasion de découvrir la plume de l'auteure et autant dire que j'ai vraiment été séduite. Toujours pas de coup de coeur... mais on est pas loin !

* Les Fleurs du Mal, de Charles Baudelaire.
Que dire ? Que dire ? J'ai un avis très confus concernant cette lecture. J'ai aimé certains textes et la volonté du poète, mais il y a aussi beaucoup d'incompréhension donc... Voilà.

 
* Evolution de la PAL *

J'ai reçu 9 livres au mois de mai. Etant donné que j'ai lu 10 ouvrages...
... cela veut dire que...
... ma Pile A Lire a diminué !!!
Oui, bon, seulement UN livre en moins. Mais c'est déjà bien, non ?! ;)

Achats: Les Demoiselles d'Arisaig, tome 1, lu dans le mois.
Prêts: Le Journal d'une Grosse Nouille, tome 3, Cherub 08 1/2 et Cherub 09, tous lus dans le mois.
Cadeaux: Ne m'appelez pas Blanche-Neige, offert par Les Instants Volés à la Vie et Steampunk Rhapsodie, offert par ma Chère Maman.
Service-Presse: La Chambre de Mamie, lu dans le mois, L'enfant des Sortilèges, Reine des Lumières.

Ma PAL comptabilise donc désormais 90 ouvrages.
Lentement, mais sûrement, comme dit le proverbe. ^^


 (la photo du mois: Pemberley (Chatsworth House). J'ai revu le film ce mois-ci, je ne m'en lasse pas ^^)


Et vous, quel est votre bilan ?



Suzy B.

  

mercredi 31 mai 2017

Les Fleurs du Mal


Les Fleurs du Mal
Auteur: Charles Baudelaire
Editeur: Gallimard; Collection Folio Classiques
Présenté et annoté par: Claude Pichois
Nombre de pages: 345

Quatrième de Couverture

"Plonger au fond du gouffre, Enfer ou Ciel, qu'importe ? / Au fond de l'inconnu, pour trouver du nouveau !" Ces vers du "Voyage" éclairent à eux seuls l'entreprise du poète. Esprit vagabond, toujours mobile, Baudelaire explore les dédales de la conscience. Il atteint tantôt à l'extase, tantôt se perd dans les abîmes du péché. A travers ses poèmes, il nous fait partager le drame qui se joue en lui et qui n'est autre que la tragédie humaine. Baudelaire, premier poète moderne, donne à la poésie sa véritable dimension: exprimer, par-delà les mots, ce vertige absolu qui s'empare de l'âme. Tout chez lui affirme la nécessité de la souffrance, la fatalité du péché. Tout traduit une âme profondément troublée mais charitable. Baudelaire fait des Fleurs du Mal un immense poème de la vie et du monde.
 
Mon Avis

J'ai vécu, avec ma lecture des Fleurs du Mal, une expérience assez particulière. Je vais essayer d'en parler mais je sais d'avance que j'en parlerai mal, et pour avoir quelque chose d'un minimum abouti, mieux vaut vous référer à la quatrième de couverture de cette édition présentée par Claude Pichois.

Dans son "Epigraphe pour un livre condamné", Baudelaire écrit:
Lecteur paisible et bucolique,
Sobre et naïf homme de bien,
 Jette ce livre saturnien,
Orgiaque et mélancolique.

Si tu n'as fait ta rhétorique
Chez Satan, le rusé doyen,
Jette ! tu n'y comprendrais rien,
Ou tu me croirais hystérique

Mais si, sans se laisser charmer,
Ton oeil sait plonger dans les gouffres,
Lis-moi, pour m'apprendre à m'aimer;

Âme curieuse qui souffres
Et vas cherchant ton paradis,
Plains-moi !... Sinon je te maudis !

Moi, lectrice paisible et bucolique, je ne l'ai pas pris pour un hystérique, mais j'ai certainement ressenti un mélange des deux extrêmes qu'il décrit: il m'est arrivé d'apprécier et d'être charmée par certaines compositions, tout comme je n'en ai pas comprises d'autres, et le résultat est troublant: j'ai été perturbée par ce ressenti mi-figue mi-raisin.
Avec ce recueil, le poète aborde plusieurs thèmes de l'existence humaine, pour la plupart sombres ou sujets à controverse pour l'époque où furent rédigés les textes; la publication des Fleurs du Mal relève d'ailleurs de nombreuses difficultés puisque Baudelaire fut jugé et condamné à retirer certains textes, puis de payer une amende. Il est manifeste que l'écrivain était en avance sur son temps et n'avait pas peur de s'affranchir des codes de la société, ce qui le rend admirable. Mais mieux que cela, il en ressort qu'il voulait vraiment se faire comprendre: pas seulement choquer ou déstabiliser, mais que sa manière de penser soit assimilée et respectée par autrui. La mort, la décadence, la pauvreté, mais aussi l'amour et la passion charnelle, la religion, le vin ou même l'observation d'un chat ou des hiboux, sont autant de sujets que le poète retranscrit, développe et rend captivant au travers de plusieurs parties. Découvrir sa vision de la vie - bien souvent morne, ténébreuse - est vraiment fascinant mais il n'est pas toujours facile de savoir ce que veut transmettre l'auteur. Par contre, quand les mots fonctionnent, c'est dans une compréhension totale. Je note que j'ai beaucoup plus été percutée par les mots lorsque je les récitais à vois haute; dois-je en déduire que ces poèmes se doivent d'être prononcés, déclamés ? Je vous laisse seuls juges.

J'ai donc un retour plutôt confus sur cette lecture qui m'a permise de découvrir la plume du poète. J'ai l'impression de ne pas en dire assez mais, sincèrement, je ne sais pas ce que je pourrais en dire de plus. La poésie a cette particularité que chacun la perçoit de manière très différente, en fonction de son vécu et de ses expériences dans la vie. Alors il est préférable que chacun se fasse son propre avis.



Citations:

* L'Art est long et le Temps est court. (Spleen et Idéal: Le Guignon)

* Là, tout n'est qu'ordre et beauté,
Luxe, calme et volupté. (Spleen et Idéal: L'Invitation au Voyage)

* Mais la voix me console et dit: "Garde tes songes;
Les sages n'en ont pas d'aussi beaux que les fous !" (Les Fleurs du Mal: La Voix)



Suzy B.

  

PAL +1


Pile A Lire +1



Un PAL +1 ? Un mercredi ?

Oui, il fut un temps où je postais ces articles un peu n'importe quand... avant de finalement copier certaines blogueuses (Jiji, par exemple ! ^^) et de faire ça le dimanche. Mais aujourd'hui, je n'avais pas le choix: nous sommes le dernier jour du mois et si je poste cet article ce week-end, je serai perdue dans mes bilans du mois. Enfin... bref ! Voici donc une surprise que j'ai reçue lundi:

* Steampunk Rhapsodie, de Lil Evans, Charles David, Kim Amiano K, Michel Ethève, MD Merca.
Résumé: La jeune Ayako va tout faire pour retrouver son frère, jusqu'à affronter l'Alpha et ses créatures.
Vivez la folle aventure de Mélissa Gélimard à la recherche d'un mercenaire prêt à tout pour anéantir l'humanité.
S'endormir dans un TGV peut avoir des conséquences inattendues telles que... se retrouver dans un train à vapeur, en 1883 !
A Kapitale, les rêves des uns et des autres se contrarient, s'opposent et se combattent. Et la comète qui vient de s'allumer dans le ciel pourrait très bien venir tout bouleverser.
Personne ne connaît le secret du nain mineur, Rorek Skwafire. Mais lorsqu'une créature ténébreuse menace de tout détruire, il devra faire appel à sa légendaire magie...

C'est grâce à Charles David, blogueur chez La Chronibook, que j'ai découvert que cette anthologie voyait le jour. Et grande surprise, alors que je ne lui en ai jamais parlé, ma Chère Maman a voulu m'offrir cet ouvrage. Je suis donc franchement contente, à la fois de découvrir la plume des auteurs(es), et à la fois de me plonger dans l'univers Steampunk qui m'a toujours terriblement attirée.



Suzy B.